Quelles seront les clés de réussite du programme Awrach ?

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Younes Sekkouri, ministreYounes Sekkouri, ministre l’Inclusion économique, de la petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences © DR

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Le gouvernement a annoncé le programme Awrach qui devrait profiter à près de 250.000 personnes en 2022 et 2023 et qui nécessitera une enveloppe budgétaire de 2,25 milliards de DH. Essaid Bellal, expert RH et fondateur du cabinet Diorh, nous explique les contraintes auxquelles ce programme pourrait faire face.

Le gouvernement de Aziz Akhannouch entame ses premiers pas vers la réalisation des objectifs qu’il s’est tracés. Ce jeudi 11 novembre, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, a souligné que l’exécutif entame son action d’accompagnement des jeunes dans le monde de l’emploi et la facilitation de leur intégration économique à travers le programme Awrach.

Ce programme, qui devrait profiter à près de 250.000 personnes en 2022 et 2023, nécessitera une enveloppe budgétaire de 2,25 milliards de DH (MMDH) au titre de l’année 2022. Les chantiers seront lancés en partenariat avec les départements ministériels, les établissements publics, les autorités locales et les collectivités territoriales ainsi quela société civile et les coopératives locales. L’objectif étant de faire face aux répercussions de la pandémie de la Covid-19 sur l’emploi.

Ce programme pourra-t-il être une locomotive pour la relance de l’emploi au Maroc ? Nous avons posé la question à Essaid Bellal, expert en ressources humaines (RH) et fondateur du cabinet Diorh. «Prendre une initiative est toujours une bonne chose, précisément dans les circonstances actuelles, maisil faut qu’il y ait une réelle volonté politique pour la mener à bien et que les contours de cette initiative soient bien préparés», nous explique-t-il.

Lire aussi :Le budget du département de l’Emploi en hausse de 60%

Notre intervenant précise que le financement ne sera pas le seul point décisif dans la réalisation et la réussite de ce programme. «Il y a bien sûr l’aspect financier qui est nécessaire, mais il ne faut pas négliger d’autres points tout aussi importants. L’encadrement, la facilitation des procédures administratives, la qualité de la formation, la sensibilisation par rapport à plusieurs aspects liés au monde des affaires. Tout cela est à prendre en considération», a-t-il précisé.

Concernant l’objectif tracé par le gouvernement, Essaid Bellal affirme que le chiffre importe peu par rapport à la réussite des personnes formées. «J’aurais préféré mettre un objectif de 100.000 et m’assurer de leur réussite, plutôt que d’annoncer 250.000 et n’assurer la réussite que de 25.000, par exemple», a-t-il indiqué.

Enfin, Essaid Bellal insiste sur la préparation minutieuse du programme avant son lancement. Il précise qu’«il faut apprendre à ces personnes à bien définir leur projet, à bien réaliser un business plan et être amené à faire face au monde de l’entrepreneuriat grâce notamment à des formations et un accompagnement».

Lire aussi :ONDH : 28,5% des jeunes sont sans emploi ni formation

L’expert en RH reste tout de même optimiste quant à la réussite de ce programme, car«il sera chapeauté par quelqu’un qui connaît bien ce milieu», nous a-t-il confié.

Rappelons que dans son programme gouvernemental, le chef de l’exécutif, Aziz Akhannouch, a affiché son ambition de créer un million de postes d’emploi nets en l’espace de cinq ans. Un objectif jugé difficilement réalisable par une bonne partie de l’opposition. Le gouvernement actuel pourra-t-il relever ce défi ?

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