Dialogue social : les recommandations d’Ahmed Reda Chami

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Le dialogue social était au centre du débat ce mardi lors d’une rencontre à Rabat consacrée à la présentation des recommandations du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur ce sujet. Lors de cette présentation,Ahmed Reda Chami, président du CESEa indiqué qu’une nouvelle génération de système de dialogue social doit être instaurée. Une génération qui serait basée sur l’amélioration des relations entre les partenaires sociaux.
Chami a indiqué que la mise en place de cette nouvelle génération nécessite «le renforcement de la représentativité des partenaires économiques et sociaux, l’ouverture sur de nouveaux acteurs et l’élargissement de l’agenda du dialogue social à de nouveaux sujets».
Pour une adhésion plus large
Le président duCESE propose d’inclure dans le dialogue social les acteurs de la société civile, les opérateurs évoluant dans le secteur d’autoproduction informelle etaussi les chômeurs. Le CESE recommande aussi de mettre au cœur du dialogue des sujets comme le travail décent, le coût de la vie etla mise à niveau des ressources humaines.
«Le dialogue social peine aujourd’hui à répondre aux attentes des acteurs, aux défis qu’imposent les évolutions économiques mondiales et aux exigences du développement économique et social du pays», note Ahmed Reda Chami.
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Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch,a promis lors de sa première sortie devant les élus de Nation qu’il sera à l’écoute des syndicats avec lesquels il tiendra prochainement plusieurs rencontres. Le chef de l’exécutif avait souligné que le dialogue social serait ouvert avec les syndicats les plus représentatifs pour examiner entre autres les moyens d’assurer une augmentation progressive du salaire minimum pour les enseignants.
Une plus grande volonté politique
Le CESE a apporté plusieurs recommandations pour pouvoir assister à un meilleur dialogue social entre les différents partenaires. Le Conseil a en premier lieu appelé à une meilleure volonté politique d’adhérer à ce processus en procédant notamment à «l’élaboration d’une loi-cadre du dialogue social permettant de fixer les règles engageant les parties concernées». L’objectif est de préciser les mécanismes, les outils et les responsabilités de chacun dans le cadre de ce dialogue.
Le CESE préconise également l’instauration d’un modèle maroco-marocain du dialogue social. Un modèle qui serait conforme aux engagements et aux pratiques internationales. Aussi, il est proposé de procéder à une institutionnalisation globale et intégrée du dialogue social que ce soit au niveau dusecteur public et privé ou sur le plan régional, provincial et dans tous les secteurs d’activité, y compris au sein de l’entreprise.
Inclure les chômeurs au débat
Le CESE propose, pour rappel, de renforcer la représentativité des partenaires sociaux et économiques en incluant les opérateurs évoluant dans le secteur d’autoproduction informelle et même les chômeurs. Le Conseil insiste en outre sur l’introduction de nouveaux points à mettre à l’ordre du jour de ces dialogues, comme le travail décent, le coût de la vie, l’amélioration du pouvoir d’achat, la réhabilitation, la formation et valorisation du capital humain, l’égalité des sexes en matière d’emploi et le renforcement de la compétitivité et de la productivité.
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Le CESE insiste aussi sur le développement et la généralisation des conventions collectives et l’ouverture à de nouveaux acteurs tels que la société civile, les universitaires et les centres de réflexion. Enfin, le CESE appelle à l’éducation, la sensibilisation et la formation pour ancrer et transmettre les valeurs et les savoirs et favoriser ainsi les négociations entre les partenaires économiques et sociaux.
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