IRES : le monde post-Covid-19

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Dans son rapport stratégique 2021, intitulé “vers un nouveau monde post-Covid-19 ?”, l’Institut royal des Études stratégiques (IRES) s’est penché sur l’après-crise sanitaire. Soulignant une « quasi-impossibilité » d’anticipation en raison du contexte sanitaire actuel, elle a menéune « réflexion profonde » afin de comprendre les enjeux en cours et de déterminer les politiques publiques idoines à mettre en place.
Ce rapport, publié le mercredi 13 octobre, et le sixième d’une série d’études réalisées par IRES baptisée « Panorama du Maroc dans le monde ».Ce dernier est basé sur la méta-méthode prospective qui se déroule en trois temps : « Comprendre, anticiper et proposer ». Le documenta trois objectifs, dont le premier porte sur un éclairage sur l’anatomie de la crise de la Covid-19 afin de cerner l’étendue de ses effets et mieux appréhender les contours du monde après la pandémie. Deuxièmement,l’Institut vise à identifier les signes de changement en cours, tant dans les mentalités que dans les pratiques afin de décrypter les faits porteurs d’avenir malgré les multiples incertitudes actuelles. S’agissant du troisième objectif, il chercheà proposer des recommandations stratégiques pour à la fois accroître la résilience des systèmesprotégeant les citoyens et pour moderniser les modèles de fonctionnement dépassés.
De plus,le rapport de l’IRES préconise plusieurs pistes pour accélérer le développement du Royaume et pour renforcer son insertion dans le monde post-Covid, tout en renforçant sa position régionale et mondiale. Ainsi, les 359 pages de ce document soulignent que l’industrie automobile marocaine est devenue le premier secteur d’exportation en 2014. Pendant la période 2014-2019, ce secteur a créé près de 150.000 emplois (27% des emplois créés dans le secteur industriel) et sa part annuelle moyenne était de 25% de la valeur des exportations totales. Et grâce à la mise en service, en 2019, de l’usine PSA de Kénitra, le Maroc pourra atteindre une capacité de production annuelle de 700.000 unités d’ici 2023.
Pour le trafic aérien mondial, le think tank indique que ce dernier a largement souffert de la pandémie, en raison des mesures de confinement et des fermetures de frontières. Une situation qui a fait chuter le nombre de passagers de 66% et abaissé de 60%le chiffre d’affaires du secteur en 2020 (une perte de près de 120 milliards de dollars). L’industrie aéronautique marocaine a également été impactée enregistrantune baisse de 29% des ventes à l’export entre 2019 et 2020, contre une moyenne mondiale de 50%, et 10% de pertes d’emplois, contre une moyenne mondiale de 43%.
Du côté de l’agroalimentaire, l’IRESa indiqué que ce secteur asu résister au choc causé par la crise sanitaire. Preuve à l’appui, l’institut a souligné la hausse des ventes à l’export de 7,6% par an sur la période 2010-2019, et de 1,2% entre 2019 et 2020. Nonobstant ce fait, la filière souffre de problèmes d’approvisionnement, sous l’effet conjugué du changement climatique et de l’irrigation. Cependant, le rapport estime quela pandémieest une opportunité de transition vers un nouveau modèle d’agroalimentaire marocain, basé sur deux piliers : valoriser la vocation exportatrice du secteur et assurer le développement des filières locales pour garantir la souveraineté alimentaire du pays.
Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
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