Affaire Pegasus : le Maroc poursuit ses contestations judiciaires
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Le Maroc n’est pas près de tourner la page Pegasus.Accusé d’avoir utilisé le logiciel espion de l’entreprise israélienne NSO Group, le Royaume multiplie les procédures judiciaires pour diffamation en France contre les médias ayant avancé de telles allégations. Le 22 juillet dernier, le Maroc a lancé une première procédure dans ce sens à l’encontre d’Amnesty International et de Forbidden Stories, un consortium de 17 médias internationaux. Ces deux organisations non gouvernementales (ONG) ont toutes deux coordonné la publication d’un rapport controversé, accusant Rabat d’espionnage de plusieurs journalistes, responsables et dirigeants marocains et étrangers. Les deux ONG ont fait circuler une liste de numéros de téléphone prétendument ciblés par des pays utilisateurs de Pegasus, dont le Maroc.
Lire aussi :L’affaire Pegasus vise à déstabiliser le Maroc, selon Chakib Benmoussa
Les précisions de Me Baratelli
Ce mercredi 28 juillet, l’avocat du Royaume, maître (Me) Olivier Baratelli, a déclaré à l’agence de presse française AFP qu’il a déposé «quatre nouvelles citations directes pour diffamation». Deux de ces dernières concernent le quotidien Le Monde, membre de Forbidden Stories, et son directeur Jérôme Fenoglio, une troisième poursuit le site d’information et d’investigation Mediapart et son patron Edwy Plenel, et la dernière citation directe en diffamation a été déposée contre Radio France, également membre du Consortium, a précisé l’avocat. Ce dernier a également souligné qu’une première audience de procédure est prévue le 15 octobre devant la chambre spécialisée dans le droit de la presse, mais si un procès a lieu, il ne devrait pas se tenir avant environ deux ans.
Faisant référence à une récente jurisprudence de la Cour de cassation, stipulant qu’un État ne peut engager des poursuites pour diffamation publique, Me Baratelli a déclaré que la plainte de «l’État marocain est parfaitement recevable» puisqu’elle est faiteaussi «au nom de ses administrations et de ses services». Il a assuré qu’il entendait contester farouchement cette jurisprudence défavorable.
Lire aussi :Les téléphones de personnes « sensibles » ciblés par le logiciel d’espionnage Pegasus
La plainte de Laftit
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a également déposé ce mercredi à Paris une plainte pour diffamation contre Mediapart et Edwy Plenel, a annoncé son avocat Me Rodolphe Bosselut. Le ministre vise à dénoncer «les allégations insidieuses et les calomnies diffusées depuis plusieurs jours par ces médias qui portent de graves accusations contre les institutions qu’il représente, sans avancer de preuves concrètes». Selonle communiqué de Me Bosselut, la plainte pour diffamation déposée par Laftit fait suiteà celledéposée le 19 juillet par Mediapart, et qui affirme que deux de ses journalistes ont été ciblés par le logiciel Pegasus sous ordre des autorités marocaines. Une accusation qui a été catégoriquement rejetée par le Maroc.
Le Royaume a démenti tous recours au logiciel espion Pegasus eta clairement fait savoir qu’il ne laissera pas impunis les auteurs de tels mensonges et fake news. C’est pour cette raison que le pays a prévenu qu’il engagerait des poursuites judiciaires contre toute personne l’accusant d’avoir utilisé ce logiciel et a dénoncé une «campagne médiatique fausse, massive et malveillante» le visant. Le procureur général du Maroc a également annoncé la semaine dernière l’ouverture d’une enquête sur de «fausses allégations» visant les autorités publiques du Royaume, ses institutions nationales et constitutionnelles dans le but de porter atteinte aux intérêts nationaux du pays.
Lire aussi :Pegasus : les dessous d’une affaire de grande envergure
Le financement de l’UNESCO
Par ailleurs, une enquête menée par le magazine Jeune Afrique a révélé que les investigations d’Amnesty International et du Consortium Forbidden Stories sur Pegasus auraient été partiellement financées par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La même source rapporte que l’organisme onusien, présidé par Audrey Azoulay, aurait effectivement subventionné lesdites investigations à hauteur de 35.000 dollars.Cependant, il n’est pas encore confirmé si l’UNESCO a été avisée du sujet et du contenu des recherches des deux ONG en question, vu que «le projet, qui lui était soumis, ne les indique pas, pour des raisons de confidentialité». De plus, l’entité onusienne figure parmi la longue liste des donateurs du Consortium, notamment aux côtés de Open Society Foundations et Verocina Foundation.
Enfin, ce qui est sûr, c’est que le Royaume du Maroc ne compte pas lâcher l’affaire et cherche à marquer le coup en poursuivant toute personne et entité visant à ternir sa réputation et à entacher sa crédibilité.
Le roi Mohammed VI présidera, vendredi 9 octobre 2026, l’ouverture de la première session de la première année législative de la 12e Législature, au siège du Parlement à Rabat.
Rédaction LeBrief - 8 octobre 2026L’ANME a annoncé la tenue de son assemblée générale ordinaire le 27 octobre 2026, à l’issue d’une réunion de son bureau exécutif organisée mercredi 7 octobre.
Rédaction LeBrief - 8 octobre 2026Le PPS confie à son bureau politique la gestion des consultations pour former le gouvernement, sous conditions politiques et programmatiques claires.
Rédaction LeBrief - 7 octobre 2026L’USFP valide une participation au prochain gouvernement, sous réserve de l’approbation de son Conseil national prévu samedi 10 octobre à Rabat.
Mouna Aghlal - 7 octobre 2026Le Comité central du PPS mandate son bureau politique pour poursuivre les consultations gouvernementales, sous conditions politiques et programmatiques clairement définies.
Wissal Bendardka - 6 octobre 2026La nouvelle cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri dispose de 14 jours pour ajuster le PLF 2027 avant son dépôt au Parlement, fixé au 20 octobre.
Wissal Bendardka - 6 octobre 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le prince héritier Moulay El Hassan est nommé coordinateur des bureaux et services de l’État-Major Général des FAR par le roi Mohammed VI.
Ilyasse Rhamir - 2 mai 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026Élections législatives 2026 : suivez en direct le vote, la participation, les principaux faits de la journée et l’annonce des résultats.
Ilyasse Rhamir - 23 septembre 2026