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US-Iran : Trump annule après avoir autorisé des offensives militaires

Le président Donald Trump a approuvé jeudi des frappes militaires contre l’Iran avant de changer d’avis, selon les médias américains.

Par Nora Jaafar, Publié le 21/06/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Le New York Times, citant des hauts fonctionnaires de la Maison-Blanche, affirme que des attaques ont été planifiées contre une « poignée » de cibles.

 

Ils affirment que l’opération était prétendument entamée « à ses débuts » lorsque Trump a interrompu l’armée américaine. La Maison-Blanche n’a fait aucun commentaire jusqu’à présent.

 

Cette situation survient après que l’Iran ait abattu un drone-espion américain.

 

Téhéran dit que l’avion sans pilote américain est entré dans l’espace aérien iranien tôt jeudi matin. Les États-Unis soutiennent qu’il a été abattu dans l’espace aérien international.

 

Les tensions se sont intensifiées entre les deux pays, les États-Unis accusant récemment l’Iran d’avoir lancé des attaques contre des pétroliers opérant dans la région. L’Iran a annoncé qu’il allait bientôt dépasser les limites convenues au niveau international pour son programme nucléaire.

 

L’année dernière, les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l’accord nucléaire de 2015 qui vise à mettre un frein aux activités nucléaires de l’Iran.

 

Que disent les médias américains ?


Le New York Times a publié pour la première fois les détails des frappes apparemment prévues tard jeudi soir à Washington.

 

À 19 h, heure locale (23 h GMT), les autorités militaires et diplomatiques américaines s’attendaient à ce que les attaques contre les cibles convenues, notamment les batteries radar et missiles iraniens, aient lieu.

 

« Les avions étaient en l’air et les navires étaient en position, mais aucun missile n’avait été tiré lorsque la consigne de se retirer est tombée », a rapporté le journal, citant un haut fonctionnaire de l’administration.

 

Les attaques devaient avoir lieu juste avant l’aube vendredi pour minimiser les risques pour les militaires iraniens ou les civils, a ajouté le journal.

 

Plusieurs autres médias américains ont alors rapporté les mêmes faits de manière indépendante, mais leurs comptes rendus ont divergé sur le rôle du Pentagone.

 

L’Associated Press a rapporté qu’un responsable américain avait déclaré que les frappes avaient été recommandées par le Pentagone et qu’elles faisaient partie des options présentées aux hauts fonctionnaires de l’administration.

 

Selon le New York Times, les hauts responsables du Pentagone ont averti qu’une réponse militaire pourrait entraîner une escalade des risques pour les forces américaines dans la région.

 

L’opération a été annulée après que le président Trump a passé la majeure partie de la journée de jeudi à discuter de l’Iran avec ses conseillers de la sécurité nationale et ses dirigeants au Congrès, explique l’AP.

 

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le conseiller de la sécurité nationale John Bolton avaient fait pression en faveur d’une approche radicale, mais les dirigeants du Congrès ont recommandé la prudence, affirme l’agence.

 

La Présidente de la Chambre démocratique Nancy Pelosi a déclaré que les États-Unis n’avaient pas envie de déclencher une guerre avec l’Iran, tandis que le principal candidat à la présidence démocrate, Joe Biden, a qualifié la stratégie de Trump en Iran de « désastre auto-infligé ».

 

Le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, un républicain, a déclaré : « L’administration est engagée dans ce que j’appellerais des réactions mesurées. »

 

Le premier démocrate du Sénat américain, Chuck Schumer, a indiqué : « Le président n’a peut-être pas l’intention de faire la guerre ici, mais nous craignons que lui et l’administration n’entrent en guerre. »

 

Par ailleurs, Reuters a cité deux responsables iraniens qui ont déclaré que Téhéran avait reçu un message de Trump par l’intermédiaire d’Oman pendant la nuit, avertissant d’une attaque imminente des États-Unis.

 

« Trump a déclaré qu’il était contre toute guerre avec l’Iran et qu’il voulait parler à Téhéran de diverses préoccupations », a affirmé un des deux représentants de cette organisation.

 

« Trump nous a accordé peu de temps pour obtenir une réponse, mais le retour immédiat de l’Iran a été que c’est au guide suprême [Ayatollah Ali] Khamenei de trancher sur cette affaire. »

 

L’autre responsable iranien a averti que « toute attaque contre l’Iran aura des conséquences régionales et internationales ».

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