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Procès d'Imlil : l'effroyable audience du 13 juin

Par Nora Jaafar, Publié le 14/06/2019, mis à jour le 30/12/2019
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La Chambre criminelle (annexe de la Cour d’appel) chargée des affaires liées au terrorisme a prévu, lors de l'audience du jeudi 13 juin à Salé, de reprendre l’examen du procès des accusés du double meurtre des deux touristes scandinaves dans la région d’Imlil (province d’El Haouz) le 20 juin prochain.


Le procès, qui a débuté le 2 mai dernier, poursuit les terroristes, dont un ressortissant suisse-espagnole, pour “apologie du terrorisme”, “atteinte à la vie de personnes avec préméditation” et “constitution d’une bande pour préparer et commettre des actes terroristes”.

 

Les 5 accusés, considérés comme le noyau de la cellule, avaient répondu le 31 mai dernier aux questions du président Abdelatif Amrani.


Ce jeudi, le magistrat en a interrogé 12 autres. Plusieurs d'entre eux font partie du cercle rapproché des accusés principaux, dont Said Taoufik. Ce dernier représente le visage violent de l’extrémisme. Habillé en qamis gris et arborant une barbe clairsemée, il défend son idéologie et n’affiche aucun remords.


Taoufik, 22 ans, était encore mineur lorsqu’il  a été condamné, en 2014, à une amende de 200 DH pour avoir dessiné des graffitis à caractère jihadiste. L’année suivante, il rejoint les rangs des forces armées royales, précisément au 2e centre de recrutement et de formation interarmes. Il a ensuite été affecté à la première brigade de l’infanterie parachutiste à Maâmoura (Salé).


L'aventure militaire de Taoufik s'est achevée au bout d'une seule année. Elle aurait pu cependant être fatale : "Si j’avais les mêmes convictions lorsque j’étais à l’armée, j’aurais commis des attentats là-bas", avant d'ajouter qu'il aurait facilement pu le faire vu qu'il était "constamment muni d’un RPG 7", provocant ainsi l'incrédulité de la salle 1 du tribunal.


Le jihadiste justifie "d'une expérience" dans le maniement des "armes légères, lourdes et des explosifs", rapportent nos confrères de MEDIA24. Il a toutefois affirmé qu'il n'a jamais tenté d’enseigner ces techniques à l’un des membres de la cellule.


Dans le cadre des investigations effectuées après la découverte des corps sans vie des deux jeunes femmes, le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire national, en collaboration avec la Gendarmerie royale et la Sûreté nationale, avait annoncé l’arrestation 24 suspects.

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