Séisme : le Maroc, une terre sans danger ?
Un bâtiment en ruine au lendemain du tremblement de terre qui a frappé le Maroc, à Marrakech, samedi 8 septembre 2023 © ANADOLU AGENCY
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Pour faire face aux dégâts sismiques, le Maroc dispose du décret n° 2-12-666 qui approuve le règlement parasismique pour les constructions en terre (RPCT). Ce dernier englobe de nombreuses mesures à suivre pour construire des bâtiments résistant aux secousses.
Un zonage en fonction des dégâts
D’après le RPCT, le Maroc est divisé en trois zones sismiques. D’abord, le niveau 1 qui correspond à des dommages négligeables ne touchant pas la fonctionnalité des bâtiments. Puis les zones de niveau 2, qui auraient des dommages réparables, avec des bâtiments peu affectés pouvant être rétablis quelque temps après le séisme. Enfin, la performance d’un séisme de niveau 3, aussi appelé séisme violent, qui aurait des dommages importants. En effet, cette division du Maroc se base sur l’activité sismique de chaque emplacement ainsi que les éventuels dégâts socio-économiques qu’elle peut engendrer.
Cependant, il est nécessaire de faire la différence entre l’accélération sismique et la vitesse sismique. L’accélération sismique est le mouvement du sol, alors que la vitesse sismique est vitesse du sol lors d’une secousse. Il faut savoir que les deux termes sont liés puisque qu’un séisme peut se manifester sous forme de grands mouvements lents ou de petits mouvements rapides.
Des maisons qui devraient atteindre le deuxième niveau
Parmi les règles de construction parasismique du RCPT, on trouve deux cas de figure : D’un côté, les bâtiments d’habitation construits sans l’obligation de recours à un architecte ou à un ingénieur spécialisé. Et dans l’autre, les constructions en terre soumises à l’obligation de recours à un spécialiste. Dans le premier cas, les bâtiments sont limités à un seul niveau dans les deux zones d’accélérations sismiques maximales 4 et 3, et dans la zone à haut risque sismique. Par contre, il est possible d’atteindre le deuxième niveau dans les zones d’accélérations sismiques maximales 2, 1 et 0. Dans ce sens, le règlement interdit la construction de bâtiments sur des sols mous, expansifs, marécageux, inondables, glissants, au-dessus d’une nappe phréatique superficielle, ou à moins de deux kilomètres de distance des failles géologiques actives connues.
Pour le deuxième cas, les spécialistes sont dans l’obligation de respecter la règle d’un seul niveau dans les zones d’accélérations sismiques 3 et 4 pour les bâtiments d’importance vitale. Néanmoins, les lieux de grand public peuvent atteindre le deuxième niveau. Pour cela, les spécialistes sont tenus de respecter les mesures de murs porteurs de bâtiment à un seul niveau qui sont de 4 m, et 6,5 m pour les bâtiments à deux niveaux.
Sur le terrain, ce n’est pas la même chose
Selon Maha Karbal, chef du département des opérations d’aménagement urbain à l’Agence urbaine de Rabat-Salé, pour avoir l’autorisation de construire, les architectes doivent se munir de la mention de construction parasismique qui est devenu exigible pour tous les bâtiments suite au séisme ravageur d’Al-Hoceima en 2004. Cependant, «même si les plans contiennent la mention de construction de parasismique, il est dif icile de vérifier si les calculs antisismiques sont bons». Elle déplore le fait que certains bâtiments sont déclarés parasismiques sont l’être réellement. Par ailleurs, la cheffe de département ajoute que suite aux dégâts causés par le séisme qui a frappé la Turquie en février 2023, l’ordre des architectes a lancé une note qui exige le retour à la mention de construction parasismique «chose qui laisse supposer que tous les bâtiments urbains sont anti-sismique». Pour Maha Karbal, l’application du RCPT est très délicate, étant donné qu’elle augmente de coût de revient des bâtiments. Elle souligne qu’il faut avoir recours aux constructions parasismiques pour se protéger des dégâts que peuvent causer les séismes.
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