La presse arabophone (hebdos) du samedi 4 avril 2026

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Détroit d’Ormuz : vulnérabilité énergétique du Maroc | Loi de finances 2026 : risque d’ajustement | Loi de finances 2026 : risque d’ajustement | Santé publique : dérives et abus | Soutien au carburant : bilan mitigé au Maroc | Flambée des prix : les Marocains sous pression | Programme « Forssa » : des jeunes endettés sans soutien

AL ANBAE : Détroit d’Ormuz : vulnérabilité énergétique du Maroc. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour 20% du pétrole mondial, place le Maroc en première ligne face aux chocs géopolitiques. Entièrement dépendant des importations, le pays ressent directement la hausse du prix du brut, passé de 70 à environ 100 dollars. L’absence de raffineries nationales renforce l’impact sur la facture énergétique. Toute crise dans la région se traduit par un surcoût supplémentaire lié au transport, à l’assurance et aux primes de risque.

 

AL OUSBOUE : Loi de finances 2026 : risque d’ajustement. Le gouvernement marocain a élaboré le projet de loi de finances 2026 sur la base de prévisions jugées optimistes, avec un prix du pétrole estimé à 60 $ le baril. Dans un contexte de tensions internationales, une flambée au-delà de 120 $ pourrait mettre en péril l’équilibre budgétaire, le soutien aux produits de première nécessité et les attentes salariales. L’inflation et les coûts énergétiques pourraient contraindre l’exécutif à réviser sa copie budgétaire et à prévoir des ajustements exceptionnels pour l’électricité, le gaz ou le charbon.

 

AL AYYAM : Santé publique : dérives et abus. Le système de couverture maladie obligatoire est détourné au profit d’un lobby de cliniques privées. Lors de certaines caravanes médicales, des patients subiraient des interventions chirurgicales sans examens préalables ni suivi approprié, les exposant à de graves complications. Des accusations d’exploitation directe, ainsi que de violations éthiques et légales, ont été soulevées, pointant un usage abusif des fonds publics et une instrumentalisation du système “AMO Tadamon” au détriment des patients.

 

AL WATAN : Soutien aux transports : bilan mitigé au Maroc. Depuis son lancement en 2022, le programme marocain d’aide au carburant pour le secteur du transport pâtit d’un manque de concertation et de difficultés techniques. Plus de 50% des professionnels n’en ont pas bénéficié, certains voyant même leurs véhicules absents des registres. Les retards dans le traitement des plaintes compromettent l’efficacité du dispositif, contrairement à des pays comme l’Espagne, qui adoptent des mesures plus proactives.

 

AL MICHAAL : Flambée des prix : les Marocains sous pression. Les prix des viandes, du poisson et des légumes dépassent largement le pouvoir d’achat des familles marocaines. La sardine, pourtant considérée comme un poisson populaire, atteint jusqu’à 30 dirhams le kilo, tandis que la viande rouge grimpe à 120 dirhams. Face à des revenus limités et à des besoins croissants, les conditions de vie des ménages se détériorent, entraînant colère et difficultés au quotidien.

 

AL OUSBOUE : Programme « Forssa » : des jeunes endettés sans soutien. Des milliers de jeunes Marocains bénéficiaires du programme « Forssa » se retrouvent menacés de poursuites judiciaires. L’échec de leurs projets, accentué par l’absence d’accompagnement des structures incubatrices et par les difficultés du marché, les empêche de rembourser leurs crédits. Les banques déclenchent alors les procédures de recouvrement, transformant cette aide en un véritable fardeau social et financier.

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