La presse arabophone (hebdos) du samedi 13 juin 2026

Temps de lecture

Conflits internes et enjeux électoraux | Fragilité électorale au Maroc | Le Maroc vise l’exploit | IA et sécurité marocaine | Corruption et impact sur le PIB | Pouvoir d’achat : la viande sous tension

AL MICHAAL : Conflits internes et enjeux électoraux. À l’approche des législatives de 2026, les partis politiques connaissent une montée des tensions autour des « tazkiyat ». La compétition pour l’investiture alimente rivalités locales, alliances opportunistes et phénomènes de transhumance politique. Ces dynamiques fragilisent la cohésion interne des formations politiques et soulèvent des interrogations sur l’équité et la transparence du processus électoral. Le phénomène met également en lumière le risque de tensions entre responsables régionaux. Dans le même temps, plusieurs partis affirment poursuivre leurs efforts de renouvellement des élites et de renforcement de leur implantation électorale.

AL AYYAM : Fragilité électorale au Maroc. Le Maroc a été classé 25ᵉ au niveau mondial selon l’indice de fragilité électorale. Le pays obtient un score de 48,1 points, avec un risque estimé à 5,1% de violences électorales et une probabilité de 86,1% de recours à la violence. Ce classement, établi par une organisation internationale, évalue les risques de tensions et d’instabilité liés aux processus électoraux. Il souligne plusieurs défis persistants, notamment l’influence des réseaux sociaux, la désinformation et les enjeux de transparence électorale. Le rapport insiste sur la nécessité de renforcer les institutions démocratiques afin de consolider durablement la confiance des citoyens.

AL MOUNTAKHAB : Le Maroc vise l’exploit. La presse brésilienne met en garde sa sélection contre la puissance des Lions de l’Atlas avant les qualifications du Mondial 2026. Les médias soulignent les performances remarquables du Maroc, son style combatif et ses résultats récents qui impressionnent la scène internationale. De son côté, Mohamed Ouahbi, sélectionneur du Maroc, affirme que son équipe est venue au Mondial pour gagner et non simplement participer. Il souligne la préparation sérieuse des joueurs et leur enthousiasme. Respectant le Brésil mais confiant dans les capacités des Lions de l’Atlas, il insiste sur l’ambition de marquer l’histoire et d’honorer le football marocain.

AL ANBAE : IA et sécurité marocaine. L’intelligence artificielle transforme la stratégie sécuritaire du Maroc en intégrant l’analyse prédictive, la rapidité de réaction et la gestion des données. Le modèle traditionnel de surveillance évolue vers une architecture hybride, combinant intelligence humaine et intelligence artificielle. Les technologies connectées, les plateformes numériques et les systèmes intelligents renforcent l’efficacité et l’adaptabilité des services. Cette mutation vise à anticiper les menaces, à améliorer la coopération institutionnelle et à instaurer une sécurité moderne, proactive et en phase avec les évolutions technologiques mondiales.

AL OUSBOUE : Corruption et impact sur le PIB. La corruption engendrerait une perte estimée entre 2% et 6% du PIB, soit près de 50 milliards de dirhams par an. Ses effets se font sentir dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la justice et l’administration, fragilisant la confiance sociale et freinant la croissance économique. Les enquêtes révèlent une perception largement répandue du phénomène à différents niveaux de la vie publique. Dans ce contexte, la lutte contre la corruption s’impose comme une priorité nationale afin de renforcer la transparence, l’équité et le développement durable, tout en consolidant la stabilité économique et institutionnelle.

AL MICHAAL : Pouvoir d’achat : la viande sous tension. Les déclarations officielles annoncent une baisse du prix des viandes rouges, fixée entre 72 et 75 dirhams le kilo. Toutefois, les consommateurs constatent des tarifs plus élevés sur les marchés, mettant en évidence un décalage entre le discours institutionnel et la réalité du terrain. De leur côté, les éleveurs pointent la hausse continue des coûts de production, qui fragilise davantage le secteur. Cette situation alimente le mécontentement des consommateurs et soulève des interrogations sur la cohérence des politiques agricoles face aux pressions économiques et sociales.

pub