Or, argent, cuivre et aluminium : les métaux au sommet en cette fin d’année
Croissance économique (Illustration) © DR
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Les métaux, précieux comme industriels, enregistrent des niveaux historiques à l’approche de la fin de l’année. Or, argent, cuivre ou encore aluminium profitent d’un cocktail de facteurs mêlant incertitudes géopolitiques, tensions économiques, envolée de la demande industrielle et contraintes persistantes sur l’offre.
Traditionnellement perçus comme des valeurs refuges, l’or et l’argent retrouvent un rôle central dans les stratégies d’investissement. Banques centrales et particuliers s’y tournent pour se protéger dans un contexte mondial instable.
Les tensions géopolitiques, de la guerre commerciale impulsée par Donald Trump aux conflits en Ukraine et à Gaza, sans oublier les pressions américaines sur le Venezuela, ont renforcé l’attrait pour ces métaux. À cela s’ajoutent les inquiétudes liées à l’endettement des grandes économies et aux risques de surchauffe dans le secteur de l’intelligence artificielle.
Dans ce climat, les investisseurs privilégient la diversification. « Le métal redevient une assurance plutôt qu’un simple actif spéculatif », observe John Plassard, analyste chez Cité Gestion Private Bank.
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La perte de vitesse du dollar change la donne
Autre facteur clé : l’affaiblissement du dollar et des obligations américaines, longtemps perçus comme des valeurs refuges. L’incertitude politique aux États-Unis, conjuguée à la perspective de nouvelles baisses de taux de la Réserve fédérale, a réduit l’attractivité du billet vert.
Résultat : l’or s’est envolé de plus de 70% depuis le début de l’année, franchissant pour la première fois la barre des 4.500 dollars l’once. L’argent a, lui aussi, battu un record historique, dépassant les 72 dollars l’once, avec un prix multiplié par 2,5 depuis janvier.
La faiblesse du dollar bénéficie également aux métaux industriels, libellés dans cette devise, dont l’achat devient mécaniquement plus attractif pour les investisseurs internationaux.
L’essor industriel dopé par l’IA et la transition énergétique
La demande industrielle connaît une véritable accélération, portée par l’essor de l’intelligence artificielle et la transition énergétique. Un « alignement des astres », selon John Plassard.
Le cuivre, indispensable aux panneaux solaires, éoliennes, batteries et centres de données, illustre cette dynamique. Son cours a dépassé les 12.000 dollars la tonne, soutenu notamment par l’annonce de mesures chinoises visant à stimuler la consommation intérieure.
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L’aluminium, alternative plus abordable au cuivre, ainsi que l’argent, à la fois métal industriel et valeur refuge, profitent également de cette tendance. Le platine et le palladium, utilisés dans les catalyseurs automobiles, affichent, eux aussi, des niveaux élevés, encouragés par la décision européenne de prolonger la vente de véhicules thermiques neufs au-delà de 2035.
Des tensions persistantes sur l’offre mondiale
L’offre limitée accentue la pression sur les prix. Les craintes liées à l’instauration de droits de douane américains sur les produits en cuivre ont incité les entreprises à constituer des stocks, alimentant la hausse des cours.
À cela s’ajoutent les risques de perturbations dans plusieurs pays producteurs clés, notamment en République démocratique du Congo, au Chili et en Indonésie. Les marchés physiques de l’argent, du platine et de l’aluminium restent, eux aussi, sous tension.
Enfin, la période des fêtes de fin d’année, marquée par des volumes d’échanges réduits, amplifie la volatilité des marchés. Selon Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, la crainte de « rater une opportunité de hausse » contribue à accentuer le mouvement.
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