Marché : la viande toujours en hausse
Illustration. DR.
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En observant les prix des légumes cette semaine, on remarque une relative stabilité dans certaines catégories. Mais attention, on dit bien relative, puisque certains légumes connaissent des fluctuations marquées. Les tomates, LE produit star de toutes nos recettes, continuent d’afficher un prix à 3,50 dirhams le kilo pour la fourchette supérieure, tandis que le prix minimum reste à 1,30 dirhams.
Les oignons frais, quant à eux, se distinguent par une baisse, avec un prix oscillant entre 1 et 2 dirhams le kilo. Cette baisse pourrait résulter d’une surproduction ou d’une demande plus faible, contrastant avec les prix plus élevés enregistrés pour d’autres légumes, comme les pommes de terre, dont les prix varient entre 3,50 et 5 dirhams le kilo. Ce dernier produit, bien que stable, reste légèrement au-dessus de la moyenne pour la saison.
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Parmi les produits moins consommés en grande quantité, comme le chou-fleur et la courgette, les prix affichent une grande variabilité : respectivement 1,50 à 2,80 dirhams pour le chou-fleur et 6 à 10 dirhams pour la courgette. La courgette, souvent sensible aux fluctuations saisonnières, semble avoir été affectée par des conditions de production locales.

Prix du marché de gros de Casablanca. DR : Casa Prestations.
La saison de la grenade
Le marché des fruits, de son côté, reflète la demande locale et les habitudes de consommation à l’entrée de l’automne. Les avocats, par exemple, sont au sommet, avec les pommes, des prix avec un coût allant jusqu’à 18 dirhams le kilo. Rappelons que cette montée des prix peut aussi être influencée par la demande croissante pour l’avocat dans le cadre d’une consommation de plus en plus axée sur la santé et le bien-être.
Les bananes locales et importées présentent une situation contrastée. Alors que les bananes locales affichent un prix de 6 à 9 dirhams le kilo, les bananes importées sont à 13 dirhams le kilo, au maximum. Cette différence s’explique évidemment par les coûts de transport et d’importation.
Enfin, un autre produit marquant est la grenade, avec un prix de 2 à 4,50 dirhams le kilo. Ce prix relativement bas est tout à fait normal en cette saison. La grenade est produite en abondance dans plusieurs régions du Maroc, offrant aux consommateurs une option fruitée et économique.
Le cauchemar des viandes
Les prix de la viande au marché de Casablanca sont particulièrement révélateurs des tensions que connaît ce secteur. La viande bovine affiche une légère augmentation, oscillant entre 91 et 93 dirhams le kilo, alors que la viande ovine est évaluée entre 117 et 120 dirhams le kilo. Ces prix, bien qu’élevés, reflètent plusieurs facteurs, notamment la hausse des coûts de production, la raréfaction des ressources fourragères et les fluctuations des prix des aliments pour bétail sur le marché international.
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La hausse des prix des viandes met en évidence une tendance à la baisse de la consommation de ces produits chez les ménages marocains, qui se tournent de plus en plus vers des sources de protéines alternatives, particulièrement les légumineuses et les produits à base de volaille, moins coûteux.
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