Le Maroc au cœur de la coopération internationale en criminalistique
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Les travaux du 5ème Symposium international des directeurs des laboratoires d’analyse médico-légale des drogues se sont ouverts lundi à Casablanca avec la participation de 80 experts internationaux dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogues. Co-organisé par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et le Plan Colombo pour le développement économique et social, ce conclave, qui se poursuit jusqu’au 23 courant, vise à partager les meilleures pratiques et renforcer la collaboration sécuritaire dans le domaine de l’analyse légale de drogues, dans un contexte marqué par l’exacerbation de la menace posée par les drogues synthétiques.
Dans une allocution à l’ouverture du symposium, la directrice du Drug Advisory Programme (DAP) du Plan Colombo, Oranooch Sungkhawanna, a souligné que ce symposium réunit la communauté mondiale des professionnels de la criminalistique, des directeurs de laboratoires, des scientifiques et des toxicologues représentant plus de 40 pays. Elle a relevé que cette rencontre illustre l’engagement commun en faveur de l’excellence scientifique, des pratiques fondées sur les preuves et de la coopération internationale pour faire face à l’un des défis les plus complexes et évolutifs de notre époque, à savoir le problème mondial des drogues illicites.
La montée des drogues synthétiques
Sungkhawanna a également mis en exergue l’évolution rapide des marchés mondiaux des drogues illicites, marquée notamment par la montée en puissance des substances synthétiques et l’apparition rapide de nouvelles substances psychotropes, qui mettent à l’épreuve les capacités analytiques existantes des laboratoires d’analyse légale.
Dans ce contexte, a-t-elle expliqué, les laboratoires sont confrontés à des drogues de plus en plus complexes, à des opioïdes synthétiques hautement puissants et à des adultérants toxiques représentant un risque majeur pour la santé publique et la sécurité. « Le rôle des laboratoires de criminalistique est devenu plus large et plus critique que jamais », a-t-elle martelé, notant que leurs travaux contribuent désormais directement aux systèmes d’alerte précoce, à l’orientation des stratégies des forces de l’ordre, à l’élaboration des interventions pratiques et à l’appui des décisions politiques à plusieurs niveaux.
Des substances qui échappent au contrôle légal
De son côté, la Commissaire divisionnaire, cheffe du laboratoire national de la police scientifique et technique de la DGSN, Hakima Yahia, a souligné que le Maroc participe activement aux efforts internationaux pour lutter contre ce fléau comme en témoignent les saisies effectuées récemment et ce, grâce à la coopération et à la confiance des partenaires du Royaume et à la logistique déployée par les services de police qui a fait de la science un outil incontournable pour lutter contre le trafic international de drogues.
Ces substances de synthèse, a-t-elle fait savoir dans une déclaration à la presse, posent un grand problème sur la santé mais également au niveau sécuritaire, notant que les laboratoires ont du mal à identifier les nouvelles substances psychoactives (NSP).
« Il s’agit de molécules qui font subir des modifications très minimes sur la structure chimique des anciennes molécules de drogues et échapper, par conséquent, à l’identification au niveau du laboratoire », a expliqué Yahia, ajoutant que, par ailleurs, ces NSP ne sont pas couvertes par les conventions internationales pertinentes dans ce domaine, notamment la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 et la Convention sur les substances psychotropes de 1971.
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Selon ses organisateurs, ce symposium comprend une série de réunions et de débats animés par des responsables et des experts issus de laboratoires criminels représentant plus de 40 pays qui aborderont les dernières tendances internationales en matière de drogues illicites, en mettant l’accent sur les dangers des drogues synthétiques et des nouveaux psychotropes, y compris les nouvelles variétés apparues dans le contexte de la propagation rapide des drogues synthétiques.
Les défis liés à l’identification des nouveaux psychotropes, des impuretés toxiques et des diluants, ainsi que les solutions techniques et scientifiques proposées pour détecter les substances inconnues, seront également abordés, tout comme les méthodes d’analyse des composés multiples utilisés dans les drogues composites. Des sessions spécialisées en toxicologie médico-légale seront également proposées, ainsi que les dernières techniques et méthodes d’analyse.
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