Le marché boursier, une solution pour les PME ?

Mbaye Gueye
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Ryad Mezzour et Attijariwafa bank mettent le cap sur la digitalisation des commerçantsRyad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce. DR

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Le financement est un pilier essentiel du développement industriel, particulièrement dans un pays comme le Maroc où l’industrie contribue significativement au PIB et à la création d’emplois. Cependant, les petites et moyennes entreprises (PME), qui constituent l’épine dorsale de l’économie, peinent souvent à accéder aux ressources financières nécessaires pour se développer. Face à ce défi, la bourse de Casablanca émerge comme un levier stratégique pour soutenir la croissance et la compétitivité du secteur industriel. Détails.

Le financement est l’un des piliers fondamentaux du développement industriel, comme en témoignent les acteurs du secteur. Comme le dit l’adage, l’argent est le nerf de la guerre. Au Maroc, l’industrie joue un rôle important dans l’économie, avec une contribution significative au PIB et à la création d’emplois. En dépit de cela, le secteur est confronté à des difficultés d’accès au financement, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME). C’est dans ce contexte qu’un protocole de partenariat visant à encourager les acteurs économiques de l’industrie marocaine à bénéficier des opportunités de financement offertes par le marché boursier a été signé entre Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, Chakib Alj, président de la CGEM, Nezha Hayat, présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux et Tarik Senhaji, directeur général de la bourse de Casablanca.

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Selon Ryad Mezzour, le financement de l’industrie nationale par le marché boursier soutient la croissance des secteurs stratégiques, l’émergence de nouvelles industries et la création d’emplois. Il a qualifié la Bourse de Casablanca d’outil puissant pour les entreprises industrielles souhaitant se développer, innover et améliorer leur productivité. Il a également insisté sur la pertinence des partenariats public-privé pour concrétiser la vision industrielle du Royaume.

Le directeur général de la bourse de Casablanca, Tarik Senhaji, a rappelé l’importance de cette institution dans le financement de l’économie marocaine. Il a mis en avant la dynamique actuelle du marché, témoignant de son attractivité et de son potentiel. Grâce à cette convention bénéficiant d’un soutien institutionnel, le marché boursier renforce son engagement auprès de l’industrie marocaine en offrant aux entreprises les outils nécessaires pour faciliter leur introduction en bourse et maximiser les avantages de cette démarche.

Quant à la CGEM, elle joue un rôle clé dans l’accompagnement de ses membres vers le marché boursier. Elle s’engage à identifier les entreprises industrielles éligibles, analyser leurs besoins spécifiques et les inciter à saisir cette opportunité de croissance. Son président, Chakib Alj, a tenu à rappeler que la bourse ne s’adresse pas uniquement aux grandes entreprises, mais constitue aussi un levier de croissance pour les PME.

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Il a souligné que l’introduction en bourse favorise une meilleure gouvernance et prépare les entreprises à d’éventuelles transmissions. L’expérience montre que les PME cotées en bourse enregistrent en moyenne une croissance annuelle de 11% de leur chiffre d’affaires. Parmi les secteurs les plus prometteurs, l’agroalimentaire se distingue comme un candidat idéal pour une introduction boursière, ce qui pourrait encore renforcer son développement. Selon lui, la diversification des modes de financement, en particulier via la bourse de Casablanca, est un facteur essentiel pour la croissance économique.

Les PME à l’assaut de la bourse

Ces propos n’ont pas été ignorés puisque le président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FENAGRI), Abdelmounim El Eulj, a déclaré que le marché boursier, en tant qu’outil de financement structurant de l’économie, joue un rôle clé en offrant aux entreprises les ressources financières nécessaires ainsi que l’accompagnement stratégique pour les aider à se structurer, innover et se projeter vers l’avenir.

De son côté, Hassan Sentissi El Idrissi, président de la Fédération des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche (FENIP), a mis en avant l’importance stratégique du secteur halieutique pour l’économie nationale. Il a soutenu que ce secteur ne se limite pas à assurer la souveraineté alimentaire, mais constitue aussi un levier clé pour l’industrialisation, l’emploi et la compétitivité du Maroc à l’international.

Hassan Sentissi El Idrissi considère que le marché boursier peut être un moteur de développement pour l’industrie halieutique. «S’appuyer sur la Bourse, c’est offrir aux entreprises du secteur les ressources nécessaires pour moderniser leurs infrastructures, renforcer leurs capacités et investir dans la recherche et l’innovation», a-t-il déclaré. Il a également insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre la Bourse de Casablanca, les institutions financières et les organismes spécialisés afin d’identifier et soutenir les entreprises les plus prometteuses.

Ce partenariat va permettre de faciliter l’accès aux financements, en renforçant la gouvernance des entreprises et en encourageant l’innovation. Il contribue à la compétitivité et à la croissance durable de l’industrie nationale. Grâce aux récentes initiatives de partenariat entre le gouvernement, la Bourse de Casablanca et les fédérations industrielles, une nouvelle dynamique est en marche pour permettre aux entreprises marocaines de tirer pleinement parti des opportunités offertes par le marché boursier.

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