Mueller : pas d’exonération pour Trump après l’enquête sur la Russie
A
A
A
A
Le conseiller spécial Robert Mueller a déclaré qu’accuser le président Donald Trump d’un crime n’était « pas une option » à cause des lois fédérales, mais il a utilisé ses premières allocutions publiques concernant l’enquête russe pour souligner qu’il ne le disculpe pas de ce délit.
« Si nous avions eu la certitude que le président n’avait pas commis de crime, nous l’aurions reconnu », a déclaré Mueller.
Les observations faites par le conseil spécial mercredi dernier réfutent catégoriquement les affirmations répétées de Trump selon lesquelles il avait été innocenté et que cette enquête de deux ans n’était qu’une « chasse aux sorcières ».
Ils ont également contrecarré les critiques, notamment celles du procureur général William Barr, selon lesquelles Mueller aurait dû déterminer si le président avait fait obstruction à l’enquête en congédiant entre autres son directeur du FBI.
Mueller a clairement indiqué que son équipe n’a jamais envisagé d’inculper Trump parce que le ministère de la Justice interdit la poursuite d’un président en exercice.
« Accuser le président d’un crime n’était donc pas une option que nous pouvions envisager « , a déclaré Mueller lors de sa déclaration à la télévision.
Il a dit qu’il considérait qu’une telle mesure était inconstitutionnelle.
Mueller n’a pas utilisé le mot « destitution », mais a déclaré qu’il appartenait au Congrès, et non au système de justice pénale, de tenir le président responsable pour tout acte répréhensible.
La déclaration du conseil spécial fait largement écho aux points centraux de son long rapport, qui a été publié le mois dernier avec quelques expurgations.
Mais son discours, qui a duré un peu moins de 10 minutes et qui a été prononcé depuis le podium du ministère de la Justice, était extraordinaire compte tenu du fait qu’il n’avait jamais abordé ou fait le point sur ses conclusions et était resté muet pendant ces deux années de fiévreuses spéculations du public.
Mueller, ancien directeur du FBI, a déclaré ce mercredi que son travail était terminé et qu’il se retirait pour reprendre sa vie privée.
Sous la pression de témoigner devant le Congrès, il n’a pas disculpé Trump. Mais il semblait avertir les législateurs qu’ils n’allaient pas lui soutirer plus de détails. Son rapport est sa déposition, a-t-il affirmé.
« Donc, au-delà de ce que j’ai dit ici aujourd’hui et de ce qui est présenté dans notre rapport », poursuit Mueller, « je ne crois pas qu’il me convient de parler davantage de cette enquête ni de faire des commentaires sur ce qui a été traité au Département de la Justice ou au Congrès ».
Ses remarques ont mis en évidence la résolution troublée et le mécontentement en coulisses qui ont accompagné la fin de son investigation ainsi que les révélations qu’il a apportées.
Son refus de se prononcer sur l’obstruction criminelle a permis à Barr d’innocenter le président républicain, qui, à son tour, a cité la conclusion du procureur général comme preuve de son innocence.
Peu de temps après le discours de Mueller, le président, qui a affirmé à plusieurs reprises et de manière erronée que le rapport l’avait blanchi de toute entrave à la justice, a tweeté une réaction modérée, mais inexacte : « Rien ne change après le rapport Mueller. Il n’y avait pas assez de preuves et, par conséquent, dans notre pays, une personne est innocente. L’affaire est close ! Merci ».
Tout en revendiquant la victoire, le ton du tweet du président était bien loin du refrain de « l’exonération totale » qui a dominé ses déclarations précédentes.
La déclaration de Mueller, un mois après la publication de son rapport sur les efforts déployés par la Russie pour aider Trump à vaincre la démocrate Hillary Clinton, visait à la fois à justifier la légitimité de son enquête sur les plaintes déposées par le président et à expliquer sa décision de ne pas se prononcer sur les obstructions commises par Trump lors de l’investigation.
Monde - Les États-Unis ont achevé leur retrait de la base d’al-Tanf en Syrie, désormais contrôlée par l’armée syrienne.
Mouna Aghlal - 13 février 2026Monde - Le président américain Donald Trump a annoncé une décision majeure en matière de politique environnementale en mettant fin à la réglementation des émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules et les centrales électriques.
Wissal Bendardka (stagiaire) - 13 février 2026La tempête Nils a violemment frappé la France jeudi, provoquant la mort d’un conducteur de poids lourd dans le département des Landes et faisant un…
Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 février 2026Monde - Recul historique de la criminalité dans les grandes villes aux États-Unis en 2025. Homicides, vols et agressions enregistrent une baisse notable, portée par une nouvelle stratégie sécuritaire fédérale, selon la Maison-Blanche.
Ilyasse Rhamir - 12 février 2026Le président turc Recep Tayyip Erdogan a procédé à un remaniement ministériel partiel marqué par la nomination de nouveaux ministres de l’Intérieur et de la Justice.
Wissal Bendardka (stagiaire) - 11 février 2026Monde - Le président colombien Gustavo Petro a déclaré mardi avoir échappé à une tentative d’assassinat alors qu’il se trouvait à bord d’un hélicoptère en déplacement sur la côte caraïbe.
El Mehdi El Azhary - 11 février 2026Monde - Les frappes israéliennes ont endommagé certaines infrastructures, mais elles n’ont pas neutralisé le programme nucléaire iranien.
Sabrina El Faiz - 14 juin 2025Monde-Réunis à Paris, les responsables du MAK ont proclamé officiellement l’indépendance de la Kabylie.
Rédaction LeBrief - 14 décembre 2025Monde - La France, le 27 novembre, qui a souligné pour la première fois l’immunité de Benjamin Netanyahu, en raison du statut d’Israël, non partie au Statut de Rome
Farah Nadifi - 28 novembre 2024Monde-A compter du 1er janvier prochain, la réussite à un examen civique deviendra obligatoire pour l’obtention d’une carte de séjour pluriannuelle.
Rédaction LeBrief - 15 décembre 2025Monde - Depuis plus de trois décennies, la question de la reconnaissance de la Palestine divise et interpelle la communauté internationale.
Hajar Toufik - 24 septembre 2025Monde - De la fumée blanche s'est échappée jeudi à 18H08 (17H08) de la chapelle Sixtine au Vatican, annonçant l'élection d'un nouveau pape pour succéder à François.
Sabrina El Faiz - 8 mai 2025