Journalistes du secteur privé, nos jambes fatiguent. Nos yeux piquent de journées interminables et nos cerveaux sont en constant burn-out et pourtant, notre travail est si peu, voir pas du tout, reconnu.
Bienvenue dans le grand cirque de la communication marocaine.
Au centre de la conférence, un pupitre. A gauche, les officiels. A droite, les caméras publiques. Et tout au fond, mais vraiment bien derrière la ligne invisible, les médias privés. Ceux qu’on invite comme on invite un cousin éloigné à un mariage pour ne pas faire d’histoires.
Le média privé, c’est un peu un figurant de luxe. On l’invite, oui, il faut bien remplir la salle et donner l’illusion du pluralisme. Mais poser des questions ? Non, faut pas exagérer, quand même ! On le remercie gentiment pour sa présence, on lui tend une déclaration préformatée.
Les réponses, les vraies (enfin celles qu’ils veulent communiquer), sont réservées à la presse « officielle », en one to one, celle qui a l’autorisation de hocher la tête en toutes circonstances. Les journaux privés, ceux qui vivent de clics, de terrain et de stress, doivent se bousculer dans un mètre carré de point presse, micro et caméra à la main, pour avoir une « déclaration » collective, avec zéro exclusivité, zéro interaction, zéro respect. Autant dire que tout le monde a le même genre d’articles à la fin.
Vous êtes là, vous filmez, vous couvrez, mais on vous fait comprendre subtilement que votre présence est purement symbolique. Comme ces plantes décoratives qu’on installe pour faire joli sur les plateaux télé. Du remplissage de salle quoi !
Et quand il s’agit de terrain, c’est pire. Lors des rassemblements de la GenZ 212, les forces de l’ordre vous rappellent vite à votre place. Parce qu’au fond, vous n’êtes pas « la presse », vous êtes « un site ». Une nuance linguistique, s’il vous plaît, mettez-vous au niveau, ou révisez vos cours de langue, vous n’êtes qu’un site, presque un blog qu’ils pensent pouvoir faire eux-mêmes.
Les médias privés sont tolérés, mais pas forcément respectés. On les utilise quand il faut diffuser vite, on les oublie dès qu’il faut donner accès.
Alors oui, médias privés, on vous méprise.
Mais continuez. Parce que c’est souvent ceux qu’on méprise qui dérangent le plus.
Depuis le blocage du détroit d’Ormuz, le baril de Brent s’est installé confortablement au-dessus des 100 dollars, une première depuis août 2022. Malgré les tentatives de Donald Trump pour faire baisser les prix, le marché…
Le Maroc est repassé à GMT+1. Une « heure maudite » rejetée par la majorité des citoyens. Il faut dire ce que le mois sacré de Ramadan a révélé, cette année encore. Pendant un mois, les…
Ce matin, on va parler d’odeurs. On a évité pendant Ramadan, avec le jeûne, la nausée pouvant facilement remonter. Alors, ces odeurs, parlons-en. Pas celles des gâteaux de Aïd el-Fitr, ni du doux café qui…
Une annonce et tout le monde s’affole. Un vieux réflexe, que nous n’avions plus vu depuis la Covid, refait surface. L’augmentation du prix du gasoil de deux dirhams n’a laissé personne de marbre. D’un coup,…
Donald Trump vient de reporter d’un mois sa visite à Pékin, première rencontre prévue avec Xi Jinping depuis son investiture, malgré les multiples signaux d’ouverture envoyés durant la montée des tensions tarifaires l’année dernière. La…
Dimanche soir. Des files de voitures devant les stations-service. Des conducteurs qui comptent les minutes avant minuit. 2 DH de plus sur le litre de gasoil à partir de lundi. 1,40 DH sur l’essence. Il…
Ahhh le Maroc, doux pays de la rumeur. On vit avec, on grandit avec, on la subit parfois mais alors là on la diffuse tout le temps ! On adore ça, avouons-le. Cette semaine, le…
Chaque année, le même phénomène se répète, les journées raccourcissent, les réponses arrivent plus tard… C’est un rythme particulier, ce mois de Ramadan. Les matinées démarrent doucement, les après-midis deviennent plus courts et la fin…
La guerre contre l’Iran se poursuit et, à mesure que les jours passent, ses objectifs semblent de plus en plus… impréparés. Entre les déclarations contradictoires de Donald Trump, de Marco Rubio et du secrétaire à…