Chronique CADENCE
Sabrina El Faiz Publié le 23/01/26 à 10:24
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La serviette de la discorde

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Chaque compétition a son moment de folie. Le sang est chaud, tout le monde est sur les nerfs, d’autant plus lorsqu’on parle de football, il ne saurait en être autrement.

Il y a le football… et il y a la finale Maroc-Sénégal, qui elle, oh oui, restera bien gravée dans les mémoires.

Officiellement, c’est une histoire de sport. Une finale de CAN sous la pluie, un gardien qui cherche à s’essuyer, des ramasseurs de balle un peu trop zélés, une serviette qui disparaît, réapparaît… ça fait beaucoup de mots pour une serviette ! Officiellement, c’est ça, alors hochons tous la tête en signe d’accord, surtout en cette période où les deux pays tentent de calmer les choses.

Mais franchement, soyons sérieux deux minutes. On connaît tous la réputation de ces deux pays précisément et une serviette, dans une finale africaine, ce n’est jamais juste une serviette ! Allons, soyons francs, on y a tous pensé ! Il y avait quoi dans cette serviette ?

Oui, oui, on peut dire qu’on voulait juste l’empêcher de sécher ses gants. Oui, bien sûr. Très rationnel. Très FIFA comme version. Mais entre nous, entre Africains, entre peuples qui se ressemblent plus qu’ils ne l’admettent… Qui va vraiment croire qu’il n’y avait rien de plus dans cette histoire ?

Marocains et Sénégalais partagent beaucoup de choses. L’amour du football, la passion, le sens du spectacle. Et aussi ce petit réflexe ancestral qui nous fait toujours penser que les matchs se jouent aussi en amont. Qu’il y a parfois un petit plus, un détail, un geste, un objet qui porte un petit quelque chose qu’on n’expliquera jamais à nos amis européens !

La serviette, c’était peut-être juste une serviette. Ou peut-être pas. Peut-être qu’elle avait vu trop de choses. Peut-être qu’elle avait absorbé trop d’énergie. Peut-être qu’on s’est dit, par précaution, que mieux valait l’éloigner. On ne sait jamais. On est Africains, pas naïfs.

Et ce qui rend cette histoire encore plus savoureuse, c’est qu’elle nous ressemble tellement. Ce moment où le monde entier analyse la scène avec des mots techniques et savants pendant que nous, on se regarde en coin en se disant : « toi-même tu sais ». Avec un fou rire qui dit tout.

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