La dévotion et la bravoure dont la jeunesse népalaise a fait preuve face à une classe politique dépassée et absente forcent le respect. Plus grave encore, ces dirigeants affichent un train de vie ostentatoire devant une population privée du nécessaire. Face à cette réalité, la jeunesse a choisi de prendre son destin en main à travers une guérilla urbaine qui a fini par faire tomber le gouvernement.
Une réponse certes disproportionnée, mais qui trouve aujourd’hui un écho favorable en Afrique. On ne le répétera jamais assez : le continent abrite la population la plus jeune du monde, un signal fort pour les gouvernants avertis. Partout, une nouvelle génération, la « Gen Z », porte des revendications dans plusieurs pays africains.
La contestation la plus virulente se déroule actuellement à Madagascar, où le président Andry Rajoelina a évincé l’ensemble de son gouvernement. Au départ, les manifestants réclamaient simplement l’eau, l’électricité et le respect des libertés fondamentales. Désormais, ils exigent un changement radical de cap, voire de régime. Fer de lance de la mobilisation, la génération Z n’a reçu ni excuses sincères ni véritables signes de responsabilité face aux violences de la gendarmerie. Résultat : le fossé se creuse entre les deux parties.
Plus inquiétant encore, la condamnation internationale pèse lourdement. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme fait état de 22 morts et d’une répression jugée « disproportionnée », des accusations rejetées par le gouvernement sortant. Mais la bataille des récits tourne au désavantage du pouvoir, qui peine à contenir une colère persistante. La jeunesse, elle, poursuit sa mobilisation.
Il faut souligner que la plupart des dirigeants pensent qu’une simple adresse à la nation suivie d’un remaniement ministériel suffit à répondre à une contestation populaire. Or, cela ne règle rien. C’est comme une équipe de football dont le système de jeu est inadapté au championnat, mais qui choisit de remplacer tous les joueurs tout en gardant le même l’entraîneur.
Peut-on leur en vouloir ? Au fond, cette situation est le fruit d’un héritage colonial. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, comme le dit l’adage. Une réforme profonde du système de gouvernance africain s’impose désormais comme une nécessité.
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