CDM 2030 : business et football font-ils bon ménage ?
Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaâ, prend la parole lors de la cérémonie de candidature du Mondial 2030 à la Cidade do Futebol d’Algés, au Portugal, le 19 mars 2024 © EFE/EPA/JOSE SENA GOULAO
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La CDM 2030, bien plus qu’un simple événement sportif, devrait rapporter de beaux bénéfices économiques et des avancées modernistes en matière d’infrastructure. Selon Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), cette Coupe du Monde est un moment stratégique pour le développement du Maroc, touchant à des aspects importants comme les infrastructures, la coopération internationale et l’écologie.
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Le choix de ces trois pays a un sens qui dépasse le simple sport. Cette collaboration entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal est un exemple de partenariat visant à renforcer les liens économiques et culturels. Pour le Maroc, ce travail commun permet de partager ressources et compétences, tout en assurant une bonne organisation.
A l’instar de grands événements comme Mawazine, ou encore le Festival international du film de Marrakech, le gouvernement marocain voit en cet événement une chance de montrer ses capacités à organiser de grands événements sportifs sur la scène internationale. De plus, cet événement pourrait être un véritable moteur pour l’économie, avec des retombées très juteuses pour le tourisme, la construction et l’hôtellerie, qui profiteront de l’arrivée de millions de visiteurs.
Modernisation des infrastructures
Une des priorités de développement pour la Coupe du Monde 2030 est la modernisation des infrastructures sportives et des installations nécessaires pour accueillir les visiteurs. Ces travaux incluront les stades, les aéroports et les réseaux de transport.
Pour les stades, plusieurs lieux importants aux quatre coins du Maroc seront améliorés pour respecter les normes internationales. Parmi les projets grandioses, on trouve la rénovation du stade de Rabat et du grand stade de Tanger. Le pays envisage aussi de nouveaux stades d’entraînement et camps de base dans diverses villes. Ces infrastructures devront satisfaire les besoins des équipes et des spectateurs tout en prouvant la capacité du Maroc à organiser des compétitions sportives de haut niveau.
Parallèlement, le Maroc améliorera ses aéroports. Les aérodromes de Marrakech, Fès et Tanger augmenteront leur capacité et moderniseront leurs installations pour gérer l’arrivée de passagers lors de la Coupe du Monde. De plus, un réseau de train express régional (RER) sera établi entre des villes comme Kénitra et Casablanca, représentant une grande avancée en transport. Ce projet, utile pendant la compétition, transformera aussi les déplacements urbains par la suite. Le RER facilitera la circulation des spectateurs pendant l’événement et améliorera la mobilité quotidienne des citoyens.
Vers un événement vert
Un autre point important lié à l’organisation de la CDM 2030 est l’engagement pour la durabilité et la transition énergétique. Avec une conscience mondiale de plus en plus forte pour les questions écologiques, le Maroc mettra l’accent sur la réduction de l’empreinte carbone de l’événement. Le pays prévoit de développer des infrastructures écologiques et de promouvoir la transition vers des énergies renouvelables.
Fouzi Lekjaa affirme qu’une attention particulière sera portée à l’impact écologique de la compétition, avec des projets visant à minimiser cet impact. La réduction des émissions de gaz à effet de serre et la promotion des énergies renouvelables sont des priorités pour le Maroc. Le pays souhaite ainsi jouer un rôle de premier ordre dans les objectifs de durabilité, renforçant son statut de leader dans la région en matière de développement durable.
Mais, venons-en aux faits. L’impact économique de la CDM 2030 est aussi très important.
Selon Lekjaa, cet événement pourrait rapporter environ 15 milliards d’euros pour la FIFA, mettant en lumière les gains financiers attendus. En plus des revenus liés à la billetterie et aux droits de diffusion, le Maroc tirera profit des retombées indirectes grâce à l’augmentation du tourisme et des investissements.
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On prévoit l’arrivée de plus de 10 millions de spectateurs pendant les sept semaines de compétition, ce qui devrait créer un boom dans le secteur touristique du pays. En même temps, les secteurs de l’hôtellerie et des transports seront sollicités pour répondre à cette forte demande. Cependant, ces défis offriront aussi l’opportunité d’améliorer la capacité d’accueil du pays à long terme. Des projets hôteliers se développent déjà dans divers endroits au Maroc pour répondre aux besoins durant l’événement.
En outre, la Coupe du Monde aidera à donner un coup de pouce à l’économie locale en créant des milliers d’emplois, directs et indirects. Il faudra beaucoup de travailleurs pour les chantiers d’infrastructure, l’organisation des événements et l’accueil des spectateurs. La formation professionnelle sera un point essentiel dans cette transformation économique. Le Maroc prévoit des programmes de formation dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie pour garantir un service de qualité aux visiteurs. Selon Lekjaa, cet événement constituera une chance pour les jeunes de développer leurs compétences et de professionnaliser plusieurs secteurs économiques.
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L’article ne répond pas à la question posée, personnellement j’ai bien peur du gouffre financier
En tout cas, espérons tout le bien du monde à notre cher pays.