La Libye relance ses activités pétrolières

Temps de lecture :
le marché du pétrole est en chute libre
A A A A A

La Libye se lance dans une nouvelle phase de croissance pétrolière, conforme à son plan dévoilé l’année dernière. Après avoir maintenu une production de 1,2 million de barils par jour tout au long de l’année, le pays vise à accroître ses activités dans ce secteur crucial.

Waha Oil Company, une entité affiliée à la National Oil Corporation (NOC), a révélé, le samedi 23 décembre, le lancement de travaux d’exploration dans la zone de concession 31. Ces travaux débutent par le forage du puits d’exploration T1-31, une étape majeure dans cette entreprise.

En partenariat avec des géants de l’industrie pétrolière tels que TotalEnergies et ConocoPhillips, cette opération est présentée par Waha Oil comme étant essentielle pour élargir les activités d’exploration pétrogazière du pays.

Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la stratégie de la NOC qui vise à augmenter la production de pétrole du pays. Les retombées de ce projet, qui nécessitera un investissement estimé à 17 milliards de dollars, sont prévues dans un délai de deux à trois ans.

La production pétrolière en Libye a connu des fluctuations importantes ces dernières années en raison de conflits internes et de perturbations dans l’industrie. À certains moments, elle a atteint des niveaux significatifs, dépassant les 1,6 million de barils par jour. Cependant, en raison de troubles civils, de conflits armés et de perturbations opérationnelles, la production a souvent chuté radicalement, descendant parfois en dessous de 100.000 barils par jour.

La Libye possède d’immenses réserves de pétrole, mais l’instabilité politique et les conflits internes ont considérablement entravé la capacité du pays à exploiter pleinement ces ressources.

L’objectif à long terme de la Libye est de restaurer et d’augmenter sa production pétrolière pour contribuer à l’économie nationale. Cependant, la réalisation de cet objectif est généralement entravée par des tensions politiques, des troubles sociaux et des défis logistiques dans le maintien des opérations pétrolières dans un pays marqué par une instabilité persistante.

Lire aussi : Production pétrolière : le Nigeria détrôné par l’Angola et la Libye

Recommandé pour vous

Club Afrique Développement : la Mauritanie met en avant son potentiel industriel

Le CAD réunit 300 acteurs à Nouakchott pour promouvoir la Mauritanie, ses secteurs clés et les investissements intra-africains.

Sénégal : une nouvelle direction pour maîtriser la dette

Le Sénégal confie la gestion de sa dette à un banquier, Babacar Touré, à la tête d’une nouvelle direction unique, marquant un possible changement de stratégie financière.

Rwanda : le PIB progresse de 10% au 1er trimestre 2026

Le PIB du Rwanda a bondi de 10% au 1er trimestre 2026, soutenu par les services, l’industrie et l’agriculture, selon le NISR. La dette publique reste, quant à elle, contenue.

Énergie, inflation, alimentation : le FMI alerte sur les fragilités africaines

Le FMI alerte sur la vulnérabilité de plusieurs pays africains face au choc énergétique, qui menace les prix, les budgets publics et la sécurité alimentaire.

Kenya : vers un nouveau modèle de financement public

Le Kenya prépare une émission obligataire de 1,13 milliard de dollars pour financer son budget tout en cherchant à réduire sa dépendance à l’endettement public.

Exportations agricoles françaises : l’Afrique subsaharienne devance le Maghreb

L’Afrique subsaharienne devient la première destination africaine des exportations agricoles françaises en 2025, devant l’Afrique du Nord, portée par la Côte d’Ivoire.
pub