CEMAC : la BEAC relève son taux directeur pour contenir l’inflation

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Les besoins de liquidité des banques atteignent 639 milliards de FCFA dans la CEMACSiège de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) © DR
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Pour faire face à l’inflation galopante qui sévit dans le monde, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a une nouvelle fois relevé ses taux directeurs. Cette révision concerne ainsi les six pays de la CEMAC, à savoir le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad. Le taux d’intérêt des appels d’offres, proposé aux banques pour les opérations de refinancement bancaire pour faciliter la gestion de leurs liquidités, est passé de 4 à 4,50%.

Concernant l’intérêt que les banques commerciales paient lorsqu’elles empruntent des liquidités à la BEAC, notamment le taux de facilité de prêt marginal, il a été porté de 5,75 à 6,25%. Cette augmentation intervient en raisin de «l’évolution récente de la situation économique, ainsi que de l’actualisation des perspectives macroéconomiques, tant sur le plan national que sous-régional», indique le communiqué de presse de l’institution.

En effet, la BEAC table sur un taux de croissance du PIB réel de 3,2% en 2022, contre 1,5% en 2021, ainsi que sur la projection du taux d’inflation à 4,2% en moyenne annuelle en septembre 2022, avant de passer à 5,2% en décembre 2022 et d’atteindre un pic de 5,7% en mars 2023.

L’objectif de la BEAC est de faire pression à la baisse sur l’inflation, malgré l’augmentation des prix du pétrole, des produits alimentaires et autres qui perturbe l’équilibre offre-demande. Notons que cette décision, qui vise à anticiper les tensions inflationnistes, a été prise à l’issue de la troisième session ordinaire du Comité de politique monétaire de l’institution sous-régionale qui s’est tenue le 26 septembre 2022 à Yaoundé, au Cameroun.

 

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