Au Sénégal, le cancer du sein bute sur le coût des mammographies
Cancer du sein © DR Au Sénégal, le cancer du sein reste confronté à un obstacle majeur : le prix des mammographies, souvent trop élevé pour une large partie des femmes. En octobre, alors que les campagnes de sensibilisation se multiplient dans le pays, plusieurs initiatives locales rappellent que l’accès au dépistage demeure inégal entre les centres urbains et les autres territoires.
Le cancer, une maladie qui appauvrit les familles africaines
À Pire, dans la région de Thiès, une journée de dépistage des cancers féminins a permis de distribuer 1.600 kits aux habitantes, soit deux fois plus que lors de l’édition précédente. L’opération, portée avec l’appui d’acteurs universitaires et institutionnels, illustre les efforts déployés pour rapprocher les services de santé des populations, mais aussi les limites d’un système où les examens d’imagerie restent coûteux et peu accessibles à grande échelle.
Le cancer du sein révèle les inégalités d’accès au dépistage
La mammographie demeure l’un des principaux outils de détection précoce. Or, son coût constitue un frein concret pour de nombreux ménages sénégalais, dans un contexte où les dépenses de santé sont encore largement supportées par les familles elles-mêmes. Ce facteur retarde souvent la consultation, alors que la prise en charge est d’autant plus efficace que la maladie est identifiée tôt.
Les campagnes communautaires cherchent donc à compenser ces difficultés par des actions de proximité. À Pire, la mobilisation a reposé sur un partenariat conclu en avril 2026 entre la commune et l’Université Iba Der Thiam de Thiès, avec l’objectif d’inscrire la santé féminine dans une coopération plus large de services à la population. Le passage de 800 à 1.600 kits distribués en un an montre une montée en puissance de la demande, mais aussi l’ampleur des besoins dans les zones éloignées des grands hôpitaux.