Fitch confirme la perspective «stable» de la note du Maroc
L’agence de notation américaine Fitch Ratings © DR
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L’agence de notation américaine Fitch Ratings a confirmé la note de défaut émetteur en devises étrangères à long terme du Maroc à BB+ avec une perspective «stable».
Dans une note publiée le 4 novembre, Fitch souligne que les notations BB+ du Maroc sont soutenues par une part modérée de la dette en devises dans la dette publique, un solide soutien des créanciers officiels et un historique de stabilité macroéconomique. Ce dernier est reflété par une inflation et une volatilité du PIB relativement faibles avant la pandémie.
Selon l’agence américaine, ces atouts sont contrebalancés par la faiblesse des indicateurs de développement et de gouvernance, une dette publique élevée et des déficits budgétaires et courants (CAD) plus importants que ceux des pairs.
De plus, l’agence prévoit un ralentissement de la croissance à 1,1% en 2022. Cela est dû à «la pire sécheresse depuis des décennies, la forte contraction de la production agricole, l’inflation affectant la consommation et l’environnement international défavorable en termes de prix des matières premières et de hausse des taux d’intérêt».
En outre, Fitch relève que le tourisme se redresse fortement et les secteurs manufacturiers continuent d’afficher de solides performances. Il estime toutefois que les perspectives de croissance pour 2023 «resteront difficiles pour le Maroc en raison de notre anticipation d’une récession dans la zone euro (-0,1%), affaiblissant les perspectives d’exportations».
Ainsi, l’agence basée à New York prévoit une croissance de 2,8% en 2023 avec la reprise de l’agriculture, avant de passer à 3,2% en 2024. Cela reflète la détente des prix de l’alimentation et de l’énergie et le rebond des secteurs industriels et du tourisme.
Par ailleurs, Fitch Ratings s’attend à ce que l’inflation s’établit en moyenne à 6,2% cette année avant de tomber à 2,2% en 2024 à mesure que les pressions sur les marchés mondiaux des matières premières s’atténuent.
«Les risques à la hausse restent importants en cas de choc prolongé des prix des produits de base, de production agricole intérieure médiocre en raison d’un déficit pluviométrique persistant et de pressions salariales», note la même source.
Lire aussi : Notation : Fitch Ratings maintient le « BB+ » pour le Maroc
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