Entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, le spectre de la guerre pour mieux «négocier» la paix
Le drapeau du Haut-Karabakh affiché dans les rues de Stepanakert, capitale et la plus grande ville du territoire, en 2020. © Karen MINASYAN
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On trouve une certaine lassitude dans la presse à analyser la reprise des combats temporaires hier entre les deux pays. Il y a une certaine habitude, plus aucun effet de surprise, tant on assiste aux mêmes scènes, encore et encore. Et ce même si les combats entre militaires arméniens et azerbaïdjanais ont été hier parmi les plus violents depuis la guerre du Haut Karabakh en 2020, avec au moins une centaine de soldats morts au total. Le déroulé des évènements est à chaque fois le même, comme on peut le lire sur le site du Tagesschau. C’est un schéma observé quasiment à chaque reprise des hostilités.
Première étape : la rhétorique qui monte en agressivité côté azerbaïdjanais, et qui s’accompagne d’accusations de la part de Bakou. Erevan serait responsable de provocations. Deuxième étape, le repositionnement des troupes, justifiées par les provocations aux yeux de Bakou. Troisième étape, les escarmouches, qui permettent à l’Azerbaïdjan, au prix d’affrontements, de gagner des positions sur le terrain et de frapper des cibles arméniennes. Et dernière étape : la négociation d’un cessez-le-feu, bien souvent avec l’intervention de Moscou qui a sa force de maintien de la paix déployée dans la région du Haut-Karabakh.
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Ces hostilités, elles n’ont lieu que parce que la question des frontières est encore loin d’être résolue, souligne le journal en ligne russe Vzgliad. Les dernières négociations fin août n’ont rien donné, ce qui se traduit par une situation instable, mouvante, sur le terrain. Les positions des armées de chacun évoluent au fil de combats. D’ailleurs, selon le média russe, une mine antipersonnel pourrait être à l’origine de cette dernière montée de tensions. Ces mines installées dans les zones frontalières font office de délimitation sécurisée. L’une d’elle pourrait avoir explosé, auto-alimentant ainsi l’épisode de combats violents, avec tirs d’artillerie et bombardements sur plusieurs villes en territoire arménien.
Cette question des frontières est pourtant majeure selon un expert arménien cité par le journal économique russe Kommersant, d’autant qu’elle n’est pas facilitée par les besoins de corridors entre territoires, celui entre l’Azerbaïdjan et la république autonome du Nakhitchevan en territoire arménien, et celui dit de Latchin, entre l’Arménie et le Haut-Karabakh. Tant que la question des frontières ne sera pas résolue, l’Azerbaïdjan en profitera pour maintenir cette pression militaire forte sur le Haut-Karabakh et agiter la menace d’une nouvelle guerre. Tout cela dans le but qu’Erevan signe un traité de paix qui réponde le plus possible aux exigences de Bakou.
Le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, peut en plus profiter d’un contexte international qui lui est favorable, insiste la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il est clair qu’il entend profiter du fait que la Russie, seule puissance agissante sur le terrain du Haut-Karabakh, soit occupée militairement en Ukraine pour rendre l’Arménie un peu plus vulnérable d’ici au prochain round de négociations de paix.
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