Drame de Tanger : une reddition des comptes exigée

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La ville de Tanger a été le théâtre ce lundi d’un véritable drame. Une unité clandestine de textile située dans la cave d’une villa à Hay Alinas, dans la zone d’El Mers, a subi une infiltration d’eaux de pluie. Ayant reçu un appel vers 10h15, Abderrahim Kabbaj, commandant de la protection civile s’est déplacé sur place en compagnie de ses équipes. Une dizaine de personnes ont été secourues. Cependant, 29personnes ont trouvé la mort, dont plus de 17 femmes d’après le dernier bilan officiel.
Le propriétaire de l’atelier, qui fait partie des survivants hospitalisés est aujourd’hui sous surveillance médicale. Une enquête a été ouverte pour savoir si ce dernier avait le droit d’exploiter cet atelier ou pas. »Les responsabilités seront déterminées et les sanctions nécessaires prises (…) cela ne peut pas passer sans suite », a assuré Saad-Eddine El Othmani, dans un message de condoléances sur sa page Facebook.
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Publiée par ???? ????? ???????? Saad dine El otmani? surLundi 8 février 2021
L’opinion publique scandalisée
Cet incident a fait couler beaucoup d’encre dans les médias, les ONG, les politiciens et chez tous les acteurs de la société civile marocaine. Dans un communiqué, l’Observatoire du nord des droits humains s’interroge : «Comment des dizaines de travailleurs et de travailleuses ont-ils pu entrer pendant des années dans le garage d’un bâtiment résidentiel sans que les autorités locales ne s’en aperçoivent».
Le journal Aujourd’hui le Maroc souligne pour sa part qu’«il n’y a aucun doute sur la responsabilité pleine et délictueuse du tenancier de cet atelier de confection clandestin». Dans son éditorial du mardi 9 février 2021, le quotidien estime que «Tous les acteurs et intervenants, quelle qu’en soit leurnature, qui auraient permis directement ou indirectement, activement ou passivement, à un tel atelier d’exister et de fonctionner sont solidairement responsables de cette tragédie. À commencer par ceux qui acceptaient d’y travailler malgré leurs circonstances atténuantes». Le quotidien souligne que ce n’est pas la première fois que ce type d’accidentsse produit et rappelle qu’il y a 13 ans, dans le quartier industriel de Lissasfa à la périphérie de Casablanca, une cinquantaine d’ouvriers périssaient dans l’incendie de l’usine d’ameublement où ils travaillaient. Ce qui laisse présager que rien n’a été fait depuis pour remédier à des incidents qui arrivent dans des lieux sans aucune mesure de sécurité ou issue de secours.
Lire aussi :Tanger : le bilan des inondations s’alourdit et atteint 28 morts
De son côté, Mustapha Swinga qui dispose de près d’un million de followers sur Instagram exige dans une de ses storys une reddition des comptes et une sanction publique des responsables pour avoir mis la vie de ces personnes en danger.
Les parlementaires demandent que justice soit rendue
Lundi après-midi, le drame de Tanger a été ajouté au programme de la session de questions orales en séance plénière à la Chambre des représentants. La Fatiha a été récitée par l’ensemble des députés en hommage aux défunts. Les élus du peuple ont demandé que justice soit rendue pour ces travailleurs et exigent que «cette calamité ne soit pas zappée, comme à l’accoutumée».
Une étude publiée en 2018 par la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM) indique que 54% de la production du secteur «textile et cuir»provient d’unités informelles qui ne répondent pas aux normes légales(32% dans le transport routier de marchandises, 31% dans le BTP et 26% dans l’industrie agroalimentaire et tabac). La même étude précise que l’économie informelle représente au total plus de 20 % du PIB hors secteur primaire au Maroc, soit environ 170 milliards de dirhams.
L’informelengendreun manque à gagner énorme pour l’État. Les responsables économiques du pays devront se pencher davantage sur cet aspect afin de trouver un deal «win-win»avec les propriétaires de projets informels.
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