Tourisme : la sortie du tunnel sera longue et douloureuse

A
A
A
A
Les professionnels du tourisme sont dans l’expectative. Jusqu’ici, rien ne leur assure une saison estivale (haute saison) à peu près normale en 2021, malgré les vaccins. Pour un secteur qui pèse plus de 7% du PIB et compte des centaines de milliers d’emplois directs et indirects, la sortie du tunnel sera longue et douloureuse. Parmi les premiers impactés par la crise sanitaire avec la fermeture des frontières et la paralysie du trafic aérien, les entreprises touristiques vont sans doute rester sous perfusion pendant un moment. L’absence de visibilité sur l’évolution de la situation sanitaire au Maroc et dans les principaux pays émetteurs n’aidant pas.
lire aussi :Tourisme : pas de reprise avant 2022
L’activité touristique en chute libre
Pour l’heure, le bilan est catastrophique. Les recettes de voyage se limiteraient à 29 milliards de DH en 2020 contre 78,8 milliards de DH en 2019 (-63%), selon les données actualisées de Bank Al-Maghrib et présentées mardi 15 décembre. Pour l’année prochaine, la Banque centrale prévoit une recette de 49 milliards de DH, encore très loin du niveau d’avant crise.
Le secteur a bénéficié d’un plan de soutien spécifique. Cependant, cela ne suffira pas à sauver tout le monde. Avant la crise actuelle, la branche hôtellerie clignotait déjà au rouge dans les livres des banques. Les impayés totalisaient 3,5 milliards de DH à fin 2019, soit 25% du total des crédits aux hôteliers. Comparée à d’autres secteurs, la sinistralité y est très élevée. Le taux d’impayés ressort par exemple à 8,6% dans le BTP, 12,5% dans le commerce ou encore 16,4% dans les industries manufacturières.
Manque de visibilité et impératif d’évolution
Les mesures de soutien et le plan de relance sont utiles pour passer le cap. Toutefois, l’efficacité du dispositifest conditionnée au retour des touristes. Un point sur lequel, personne n’a de la visibilité. Pour les acteurs du secteur, la crise a aussi montré la nécessité d’accélérer leur transformation pour s’adapter au grand bouleversement qui touche l’industrie du voyage depuis quelques années.
Au moyen de la technologie, une multitude d’acteurs se sont développés en proposant des alternatives aux offres classiques. La crise sanitaire a créé un déclic chez certains acteurs et favorisé l’accélération de la transformation numérique. Toutefois, la pérennité de ces initiatives repose sur des politiques nationales de soutien à la transformation numérique et des partenariats publics-privés, estime l’Organisation mondiale du tourisme. Une digitalisation réussie pourrait répondre à de multiples ambitions afin de rassurer les touristes dans la préparation et leur expérience de voyage surtout dans le contexte actuel. Elle permettrait aussi de remodeler l’offre en leur offrant la possibilité de se construire un parcours personnalisé selon leurs goûts, planning, budget…, etc.
Uber poursuit son développement au Maroc en lançant ses services à Agadir et Tanger, tout en renforçant son offre à Casablanca et Rabat pour répondre à la demande.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Huit séries d’animation marocaines seront prochainement diffusées à l’international grâce à un investissement d’un million d’euros destiné à soutenir la création francophone.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Les prix du gasoil et de l’essence enregistrent une nouvelle baisse, tandis que le débat sur le mode de fixation des tarifs reste d’actualité.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Volkswagen, cœur industriel de l'Allemagne, adapte ses ambitions aux exigences de son époque, sa gouvernance reconnaissant que le modèle historique a atteint ses limites.
Rédaction LeBrief - 1 juillet 2026Premier au classement industriel africain de la Banque africaine de développement, le Maroc cherche désormais à convertir cette avance en croissance durable.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026