L’agence de gestion des participations de l’État verra bientôt le jour

image defaut author user
Temps de lecture :

ALM

A
A
A
A
A

Le projet de loi portant création de l’agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État est en cours de finalisation. Les premières informations sur cette agence ont fuité, notamment celles qui concernent la gouvernance, les missions et les budgets qui lui seront dédiés.

Demandé par le roi Mohammed VI lors de son discours du trône, le 29 juillet 2020, le projet de loi portant sur la création de l’agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État est sur les rails. Dans son discours, le Roi avait appelé au lancement «d’une réforme profonde du secteur public (…) pour corriger les dysfonctionnements structurels des établissements et des entreprises publics, garantir une complémentarité et une cohérence optimales entre leurs missions respectives et, in fine, rehausser leur efficience économique et sociale », rapporte Médias24.

C’est à cet effet que le Roi avait annoncé la création de l’agence nationale de gestion des participations de l’État. «Nous appelons à la création d’une Agence Nationale dont la mission consistera à assurer la gestion stratégique des participations de l’État et à suivre la performance des établissements publics», avait souligné le Souverain dans son discours.

Depuis, quelques détails ont fuité dans un document datant du 28 septembre 2020. Celui-ci livre la mission et le budget de cette agence. Sa mission sera de «veiller à la soutenabilité et à la pérennité des établissements et entreprises publics (EEP) relevant de son périmètre», souligne le texte de loi. L’Agence se chargera de l’amélioration de la gouvernance des établissements et entreprises publics de son périmètre. Elle sera exclue du contrôle financier de l’État, administrée par un Conseil d’Administration, gérée par un Directeur général et présidée par le ministre des Finances, rapporte L’Économiste.

L’agence sera sous la coupede quatre administrateurs représentants du ministère des Finances et quatre autres administrateurs indépendants, sélectionnés sur la base de leurs compétences et leur qualification.

La même source précise que les recettes de l’agence «proviendrontdes transferts qui lui serontaffectée par l’État ou de dividendes et produits provenant des EEP du périmètre». Figurent aussi parmi les recettes, les avances remboursables de l’État ; le produit des taxes parafiscales pouvant être instituées à son profit conformément à la réglementation en vigueur ; les dons, legs et produits divers.

64 Établissements et Entreprises publics concernés

Plusieurs grandes entreprises publiques telles que l’OCP, Barid Al-Maghrib, le MASEN et le Port Tanger Medseront supervisés par cette agence. Au total, ce sont 40 entreprises publiques et 24 établissements de l’administration publique qui seront placés sous l’égide de l’entité.

Une liste d’entreprises qui n’est pas définitive. TelQuel souligne que le projet de loi indique dans son article 4 que cette liste sera «actualisée régulièrement par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée des Finances». Les EEP devront communiquer à l’Agence l’ensemble de leurs documents, études, informations dans la plus grande transparence. Autant dire que c’est le début d’une nouvelle ère pour les organismes publics au Maroc.

Dernier articles
Les articles les plus lu
États-Unis : le Congrès notifié d’un projet de vente de missiles Stinger au Maroc

Économie - Les États-Unis enclenchent une nouvelle étape de coopération militaire avec le Maroc en notifiant le Congrès d’un projet de cession de missiles Stinger.

Ilyasse Rhamir - 12 janvier 2026
Soldes d’hiver 2026 : les Marocains consomment moins, mais mieux

Économie - Cette année, les soldes d’hiver révèlent un changement d’attitude : moins d’impulsivité, plus de décisions stratégiques.

Hajar Toufik - 12 janvier 2026
Intelligence artificielle et mobilité verte : les enjeux au cœur du WAM Morocco

Le Maroc lance WAM Morocco à Casablanca pour devenir un hub régional de l’industrie 4.0 et de la mobilité du futur.

Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 janvier 2026
Bank Al-Maghrib : plusieurs billets retirés de la circulation dès 2026

Économie - Bank Al-Maghrib annonce le retrait de certaines anciennes coupures dès le 1er janvier 2026, avec possibilité d’échange jusqu’au 31 décembre 2030.

Rédaction LeBrief - 12 janvier 2026
Le Stade Prince Moulay Abdellah : une vitrine monumentale pour le tourisme marocain

Rabat s’illumine avec la campagne « Maroc, Terre de Lumière », transformant le Stade Prince Moulay Abdellah en vitrine touristique et technologique du Royaume.

Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 janvier 2026
Hassan Ouriagli, PDG d’Al Mada, s’est éteint à Paris

Économie-Hassan Ouriagli, président-directeur général d’Al Mada, est décédé samedi après-midi à Paris, des suites d’une embolie pulmonaire.

Rédaction LeBrief - 11 janvier 2026
Voir plus
Visa Schengen : le cauchemar européen à prix d’or

Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…

Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025
Coût, impact… tout savoir sur la nouvelle LGV Kénitra-Marrakech

Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.

Hajar Toufik - 25 avril 2025
Où en est l’avancement du gazoduc Nigeria-Maroc ?

Économie - Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc progresse : 13 pays engagés, signature intergouvernementale à venir et lancement d’un premier tronçon entre Nador et Dakhla.

Hajar Toufik - 14 juillet 2025
BTP : le Maroc bétonne ses règles

Dossier - Pas d’attestation, pas de chantier. C’est simple, non ? Pas de couverture décennale, pas de livraison. N'y réfléchissons pas trop !

Sabrina El Faiz - 19 juillet 2025
Régions : qui profite vraiment du Maroc des grands chantiers ?

Économie - Le Maroc construit partout, mais se développe-t-il partout ? Analyse région par région…

Sabrina El Faiz - 25 octobre 2025
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire