Licenciement économique : parfois nécessaire, gare aux abus

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

licenciement économique

A
A
A
A
A

Malgré le dispositif de soutien public, des milliers d’entreprises ne résisteront pas à la crise et vont baisser le rideau. Celles qui resteront debout devront batailler pour ne pas basculer du mauvais côté quitte à se séparer d’une partie des effectifs. Lorsqu’ils sont présentés aux autorités compétentes, les projets de licenciement économique font face quasi systématiquement à un refus. Le sujet prend encore plus d’importance dans le contexte actuel. Faut-il accepter que des entreprises qui bénéficient des aides publiques puissent licencier en masse ?

Les mesures de soutien déployées par le gouvernement depuis le premier jour de la crise et celles à venir visent toutes à préserver le tissu productif et l’emploi. Malgré tout, des milliers d’entreprises ne résisteront pas à la crise et vont baisser le rideau. Celles qui resteront debout devront batailler pour ne pas basculer du mauvais côté quitte à se séparer d’une partie des effectifs. Mais, ce n’est pas aussi facile puisque tout licenciement économique doit au préalable obtenir l’aval des autorités notamment du gouverneur. Or, lorsqu’ils sont présentés aux autorités compétentes, les projets de licenciement économique font face quasi systématiquement à un refus, rapporte L’Économiste, ces derniers adoptant la politique de l’autruche, note le journal. Le sujet prend encore plus d’importance dans le contexte de laCovid-19 où les entreprises doivent faire des choix difficiles pour s’en sortir.

Aide étatique pour préserver les emplois

Toutefois, faut-il accepter que des entreprises qui bénéficient des aides publiques licencient en masse? Il faudra trouver le bon compromis. Derrière le soutien de l’État aux entreprises, il y a la préservation de l’emploi. Le débat sur les licenciements économiques en cette période est posé dans plusieurs pays où les gouvernements ont débloqué des montants colossaux pour sauver les entreprises. En contrepartie, elles s’engagent à sauvegarder les emplois, peut-être pas tous, mais une grande partie. Ces aides sont par ailleurs un moyen pour certains gouvernements de mettre la pression sur les entreprises pour qu’elles réduisent leur empreinte carbone par exemple.

Les plans sociaux sont une solution parmi d’autres pour permettre aux entreprises de passer le cap. Avec la violence de la crise, laisser partir quelques employés pour traverser la crise peut être plus acceptable que de devoir mettre la clé sous la porte, ce qui reviendrait à détruire bien plus d’emplois. Il s’agira surtout d’empêcher les abus. Les consultations de cabinets d’avocats sur l’opportunité de licenciement massif se multiplient, relèvent nos confrères de L’Économiste. Toutes les entreprises ne sont pas touchées de la même façon par la crise et certaines pourraient se cacher derrière la conjoncture pour licencier une partie de leur personnel.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Véhicule électrique : le Maroc numéro deux de l’Afrique

Le Maroc devient 2e en Afrique en 2025 avec 5 500 VE (22 %), derrière l’Égypte, porté par importations chinoises et début d’industrie locale.

Mouna Aghlal - 10 juin 2026
ANSS : un an après, quel impact sur le soutien social ?

L’ANSS a versé 51 Mds DH à 3,9 M de ménages en 2025, avec un ciblage quasi parfait de la pauvreté. L’enjeu : passer du transfert à l’insertion. Analyse d'un an d'activité.

El Mehdi El Azhary - 10 juin 2026
Prix de gros à Casablanca : tomates et abricots en repli

Découvrez les prix de gros du 10 juin à Casablanca, marqués par la baisse des tomates et des abricots. Le point complet sur les marchés.

Rédaction LeBrief - 10 juin 2026
Immobilier : l’inscription au registre local désormais obligatoire

Une circulaire impose l’inscription des actes immobiliers au registre local pour produire effet juridique, promettant plus de sécurité mais suscitant des craintes de blocage.

El Mehdi El Azhary - 10 juin 2026
T1 2026 : les services reculent, le commerce de gros résiste

Au T1 2026, les services marchands reculent tandis que le commerce de gros reste stable. Les chefs d’entreprise anticipent néanmoins une amélioration de l’activité au T2.

El Mehdi El Azhary - 10 juin 2026
Le Maroc, 4e fournisseur africain de la Namibie en avril

Quatrième fournisseur africain de la Namibie en avril, le Maroc s’inscrit dans une dynamique d’échanges dominés par le continent, qui pèse plus de la moitié du commerce extérieur.

Ilyasse Rhamir - 10 juin 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire