Emploi : la crise coûte cher

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En quelques semaines, les inscriptions au chômage ont flambé aux États-Unis alors que le pays affichait l’un des taux de chômage les plus bas depuis cinquante ans. Au Maroc, plus de 800.000 déclarations d’arrêt temporaire de travail ont été enregistrées sur le portail de la CNSS.
Dans le pire des cas, la crise sanitaire et économique due au Coronavirus pourrait détruire bien plus que les 25 millions d’emplois précédemment annoncéset engendrer jusqu’à 3400 milliards de dollars en pertes de revenus. C’est un scénario extrême de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui annonce déjàque l’équivalent de 195 millions d’emplois à plein temps devraient être perdus entre avril et juin. Dans la fourchette basse de ses prévisions, l’OIT prévoit une augmentation pérenne de 5,3 millions du nombre de chômeurs, ce qui engendrerait une perte de salaires équivalent à 860 milliards de dollars. Il est rare que le scénario extrême se concrétise, mais une action forte des États est attendue pour soutenir les économies.
Le Maroc a pris ses dispositions
Les chiffres officiels au Maroc ne rendent compte que d’une partie de la réalité puisqu’il y a des dizaines de milliers d’autres travailleurs informels ou non déclarés qui sont à l’arrêt et qui n’apparaissent pas dans les radars. D’où la mise en place de mesures de soutien pour tous les travailleurs. Les affiliés à la CNSS en arrêt de travail bénéficieront d’une indemnité forfaitaire mensuelle de 2000 DH avec en plus la possibilité de reporter les échéances de crédit. Par ailleurs pour le secteur informel, il est prévu une aide de 800 DH par mois pour un ménage ramediste d’au plus deux personnes. L’indemnité est fixée à 1.000 DH pour les ménages de 3 à 4 personnes et 1.200 DH pour les familles plus nombreuses. Les non-ramedistes et opérant dans l’informel bénéficieront aussi des mêmes indemnités.
Il s’agit de mesures exceptionnelles. D’autres pays déploient aussi des plans de soutien assez large pour amortir le choc de la crise. En effet, selon les pays, les travailleurs ne bénéficient pas des mêmes privilèges et l’absence de mesures de soutien qui couvrent une large partie de la population ne ferait qu’accentuer la crise. L’administration américaine, quant à elle, va envoyer des chèques à plus de 145 millions d’Américains.
Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
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