Inclusion financière : Les ralentisseurs !
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En dix ans, les bilans des banques ont beaucoup grossi et elles sont bien plus riches aujourd’hui. En revanche, il existe des segments sur lesquels les résultats ne sont pas encore à la hauteur des attentes, en particulier en matière d’inclusion des populations à faibles revenus. Certes, il y a un investissement qui est un peu plus élevé que par le passé, mais il y reste encore tant à faire.
Une adaptation de l’offre nécessaire
Le secteur financier a pu développer au cours des dernières années une offre financière « classique » de qualité. Néanmoins, il demeure en retrait par rapport au développement d’offres « alternatives » adaptées aux segments à faible revenu. Ces offres alternatives, notamment les « comptes de paiement », la « micro-épargne » et la « micro-assurance », reposent sur des fondamentaux qui les rendent plus accessibles aux populations exclues. Elles sont distribuées par des réseaux moins coûteux que les réseaux classiques, ce qui permet de baisser significativement le coût pour les opérateurs.
Dans la région Mena, le principal argument avancé pour ne pas ouvrir un compte est le manque de moyen. Par contre, les répondants recourent fortement aux solutions informelles, d’épargne, de crédit. Quelque part ce n’est pas tant le manque d’argent qui freine ces prospects, mais le modèle actuel. D’où la nécessité de développer des modèles alternatifs.
Même problème pour les activités professionnelles
Ce qui est valable pour les particuliers l’est aussi pour les TPE et les professionnels. Malgré les progrès réalisés en termes d’utilisation des services financiers par les entreprises, les micro-entreprises et les TPE rencontrent des obstacles à leur inclusion financière associés principalement au volume de leurs activités et à leur perception à l’égard du secteur financier, selon le Findex.
Les micro-entreprises, les TPE et les entrepreneurs individuels ne vont pas ouvrir un compte parce qu’ils jugent qu’ils ont faible volume d’activité (45 % des sondés) et qu’ils n’en ont pas besoin (41 % des sondés). L’on peut en déduire que pour eux, la banque c’est pour les « riches».
Le manque de confiance dans ces institutions est au final un frein bien moins important. Cela revient à dire que les banques doivent encore effectuer du travail sur leur image pour ne pas être perçues comme des institutions élitistes. Il y a des efforts à fournir de part et d’autre, mais surtout un besoin des banques de mieux comprendre le fonctionnement de ces structures et de développer des outils innovants pour mieux les accompagner.
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Rédaction LeBrief - 13 mars 2026