Maroc Telecom : Pourquoi acheter ?

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Maroc Telecom Pourquoi acheter

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Première capitalisation boursière (125 milliards de DH) et pesant un chiffre d’affaires de 36 milliards de DH, le groupe Maroc Telecom occupe une place particulière dans le capitalisme marocain. Son introduction en Bourse par cession de 14,9 % du capital en 2004 reste aujourd’hui encore la référence du marché. Jamais une IPO n’a drainé autant d’investisseurs. L’opération avait été souscrite 21,5 fois. Le succès devrait être au rendez-vous pour la cession de 2 % au marché boursier (souscription entre le 26 juin et le 5 juillet). Pour s’assurer de la réussite de l’opération, L’État qui est le cédant, va accorder une décote sur le prix. L’action sera cédée à 125,3 DH aux personnes physiques et morales, OPCVM actions et diversifiés et institutionnels qualifiés et à 117,7 DH aux salariés de Maroc Telecom. Le placement privé de 6 % du capital ce lundi 17 juin a été réalisé à 127 DH contre un cours en Bourse de 137 DH. Pour le grand public, c’est l’opportunité d’acquérir le titre d’une entreprise leader dans son secteur. Au-delà des fondamentaux, l’entreprise se démarque par la qualité et les délais en matière de communication financière, un critère déterminant pour les investisseurs.

Pour mobiliser 10 milliards de DH de recettes de privatisation en 2019, l’État a cédé 6 % de Maroc Telecom en Bourse lundi 17 juin (placement privé). Réalisée au prix de 127 DH, la transaction a permis à l’État de mobiliser 6,7 milliards de DH. Cette opération sera suivie d’une offre publique de vente. 2 % de l’actionnariat seront transférés au public (personnes physiques et morales, OPCVM actions et diversifiés et institutionnels qualifiés) et aux salariés pour 2,1 milliards de DH. Après la décote sur le prix de la première transaction, l’État accordera deux autres rabais plus importants pour l’opération en cours de réalisation. L’action sera vendue à 125,3 DH aux personnes physiques et morales, OPCVM actions et diversifiés et institutionnels qualifiés et à 117,7 DH aux salariés de Maroc Telecom. Le cours du groupe Telecom se négocie actuellement autour de 137 DH sur le marché. La souscription à l’offre publique de vente s’étale du 26 juin au 5 juillet. Elle peut être clôturée à partir du 2 juillet en cas de forte demande.

Jusqu’ici, les opérations sur le capital de Maroc Telecom ont connu un large succès. L’introduction en Bourse de l’entreprise par cession de 14,9 % du capital en 2004 reste la référence du marché. Jamais une introduction en Bourse n’a drainé autant d’investisseurs (131 670 au total). L’opération avait été souscrite 21,5 fois, c’est-à-dire que les investisseurs avaient apporté 192 milliards de DH pour une demande de 8,9 milliards de DH. La mise des personnes physiques avait atteint 10,4 milliards de DH pour un taux de satisfaction de 21 % (2,2 milliards de DH).

Maroc Telecom garantit un dividende à la fin de chaque exercice

La solidité des fondamentaux de Maroc Telecom en fait l’une des entreprises les plus recherchées de la cote. Bousculé ces dernières années par une concurrence plus forte sur le marché domestique, le groupe a préservé sa rentabilité grâce notamment à l’apport des activités à l’étranger et à la poursuite des investissements notamment dans la qualité du service. L’amélioration de la conjoncture sur le marché marocain et l’essor de la data devraient à l’avenir soutenir les performances du groupe. Sur cinq ans, le cours en Bourse affiche une hausse de 44 %. Au-delà de la variation du cours, le groupe garantit un dividende à la fin de chaque exercice. La société est habituée à distribuer la totalité de son résultat. Le rendement du dividende a été de 4,7 % en moyenne sur les trois dernières années.

Dans un marché peu profond et peu liquide comme celui de Casablanca, les choix en sont limités. Maroc Telecom et quelques autres valeurs, les financières notamment, font partie des incontournables à avoir en portefeuille. La filiale d’Etisalat se démarque aussi de la plupart des entreprises cotées par la qualité et les délais en matière de communication financière. C’est connu, l’information est le carburant des marchés. Sa double cotation à Casablanca et à Paris explique en partie ses exigences.

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