Don d’organes au Maroc : des progrès encore insuffisants
Don d'organes © depositphotos
A
A
A
A
À l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, célébrée chaque année le 17 octobre, le Maroc se trouve à un carrefour crucial concernant cette pratique humanitaire vitale. Si les progrès médicaux dans le domaine des greffes d’organes se multiplient à travers le monde, le Royaume affiche des chiffres encore modestes malgré une législation favorable et des infrastructures spécialisées. Une situation qui souligne l’urgence d’intensifier les campagnes de sensibilisation et de lever les obstacles sociaux et culturels freinant le don d’organes.
Trafic d’organes : démantèlement d’un réseau opérant entre le Maroc et la Turquie
Une situation préoccupante et des défis à surmonter
Depuis la première greffe rénale réalisée au Maroc en 1986, suivie de la première greffe cardiaque en 1990, les chiffres restent faibles. À ce jour, seulement 640 greffes rénales ont été effectuées dans le pays, un chiffre qui ne reflète pas le potentiel des infrastructures et des compétences médicales disponibles. En comparaison avec les normes internationales, qui préconisent un minimum de 50 greffes par an pour maintenir des équipes médicales spécialisées et obtenir des licences, le Maroc se situe encore loin de ces standards.
Un des principaux freins identifiés reste la méconnaissance des aspects religieux et juridiques liés au don d’organes, exacerbée par des idées reçues et des préjugés fortement ancrés dans la société. Pourtant, le Maroc dispose d’une législation régissant le don et la greffe d’organes depuis plusieurs décennies, faisant de lui l’un des premiers pays en Afrique et dans le monde arabe à structurer cette pratique.
Néanmoins, ce cadre juridique n’a pas suffi à faire évoluer les mentalités et encourager un nombre plus important de citoyens à s’inscrire comme donneurs potentiels. Actuellement, seules 1.200 personnes sont inscrites sur la liste des donneurs d’organes après leur décès, un chiffre dérisoire face à la demande croissante de greffes.
Promouvoir la culture du don d’organes
Les solutions pour surmonter ces obstacles existent et passent principalement par la sensibilisation et la communication. Une meilleure information sur les aspects religieux et éthiques du don d’organes pourrait dissiper les malentendus et encourager un plus grand nombre de personnes à s’engager dans cette démarche.
À ce titre, l’implication des leaders religieux, des juristes, des médecins, mais aussi des associations civiles et des médias est cruciale pour vulgariser les bienfaits de cette pratique et rappeler que chaque don peut sauver plusieurs vies.
Par ailleurs, l’éducation des professionnels de la santé et leur formation continue sur les techniques de greffe, ainsi que l’amélioration des infrastructures médicales, sont des éléments tout aussi essentiels pour accompagner cette dynamique. Les innovations médicales, comme l’utilisation de la robotique et de l’intelligence artificielle pour améliorer la compatibilité des greffes et réduire les risques de rejet, ouvrent des perspectives encourageantes. Toutefois, leur efficacité ne sera optimale que si le nombre de dons augmente en parallèle.
En ce sens, les campagnes de sensibilisation, à travers des événements comme la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, jouent un rôle important pour rappeler l’importance de cet acte altruiste. C’est l’occasion de réaffirmer que le don d’organes n’est pas seulement une question médicale, mais aussi une responsabilité sociale et collective qui engage chaque citoyen.
Pour le Maroc, où la demande de greffes d’organes est en constante augmentation, l’enjeu est double : développer une culture du don ancrée dans les consciences tout en renforçant les compétences et les infrastructures nécessaires pour garantir des interventions de qualité. Le défi est grand, mais les bénéfices pour la santé publique et les vies humaines sont inestimables.
La 9e édition du Forum de la Mer se tient à El Jadida du 1er au 4 octobre, avec 4.000 à 4.500 jeunes attendus autour de la protection du littoral et de l’économie bleue.
El Mehdi El Azhary - 4 octobre 2026L’association Le Citoyen Digital lance en phase pilote Tayr, une plateforme gratuite permettant de signaler les problèmes urbains et de suivre leur résolution auprès des autorités.
El Mehdi El Azhary - 3 octobre 2026Alerte météo : chaleur, orages, grêle et rafales ce weekend dans plusieurs provinces. Voici les régions concernées.
Rédaction LeBrief - 3 octobre 2026Royal Air Maroc dément l’information selon laquelle le copilote impliqué dans l’incident d’un vol Flydubai aurait travaillé pour la compagnie nationale.
El Mehdi El Azhary - 3 octobre 2026La saison de chasse 2026-2027 démarre à Marrakech-Safi avec un accent mis sur la biodiversité, la chasse touristique et la gestion durable.
Ilyasse Rhamir - 2 octobre 2026Il ne s'agit pas de promettre d'arrêter le vieillissement, ni de rechercher la jeunesse éternelle, ni de tenter de rajeunir les personnes âgées. Il s'agit d’autre chose.
Rédaction LeBrief - 2 octobre 2026Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.
Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.
Mouna Aghlal - 17 février 2026Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.
Sabrina El Faiz - 8 mars 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025