Les explications de Lekjaâ après la suspension de l’aide sociale directe à certaines familles
Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget © DR
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C’est une nouvelle polémique qui entoure la mise en œuvre du chantier de la protection sociale. En mars 2024, «un total de 150.041 demandes ont été rejetées, dont 9.665 pour l’allocation forfaitaire et 35% pour les allocations de protection liées aux risques de l’enfance», a fait savoir le ministre délégué chargé du Budget, en réponse à une question écrite posée par le groupe parlementaire du Parti du Progrès et Socialisme (PPS).
Fouzi Lekjaâ a indiqué que «55,5 % des demandes rejetées concernent le non-respect des conditions d’éligibilité stipulées dans la loi n° 58.23 relative au système d’aide sociale directe». Il a rappelé que les bénéficiaires doivent répondre au critère «du seuil du programme fixé à 9,74300 points et ne pas bénéficier d’un des régimes de prestations familiales en vigueur». Pour les 44,5% restants, les demandes ont été rejetées «suite aux vérifications périodiques effectuées au niveau du RSU concernant les déclarations soumises et la révision des scores attribués aux familles concernée», a précisé le ministre. Celles-ci se font mensuellement sur la base de l’échange électronique des données avec les différentes entités concernées.
Face à ces rejets, qui ont provoqué la colère de plusieurs familles, le gouvernement a invité les concernés à déposer leurs réclamations auprès des services compétents du Registre Social Unifié (RSU) ou des entités chargées de la gestion de l’aide sociale directe. Fouzi Lekjaâ a précisé que les réclamations devaient être déposées selon «les modalités et procédures définies dans les textes législatifs relatifs au RSU ou au système d’aide sociale directe». «D’importantes ressources humaines ont été mobilisées pour traiter les réclamations, doléances et demandes d’informations», a-t-il dit. Et de noter que depuis le lancement du programme, le centre d’appel a reçu plus d’un million et 100.000 appels.
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