RDC : le taux directeur abaissé à 12,5% par la Banque centrale

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Les réserves d'or gagnent du terrain dans les banques centrales africainesLa Banque des Etats de l’Afrique centrale © Jean-Pierre Kepseu/Panapress/MAXPPP
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En République démocratique du Congo, la Banque centrale du Congo a ramené son taux directeur de 13,5% à 12,5%, selon la décision prise lors de la réunion de son comité de politique monétaire et rendue publique à la mi-juillet. Cette baisse de 100 points de base s’accompagne d’un assouplissement encadré, dans un contexte où les autorités monétaires cherchent à soutenir l’activité tout en maintenant la stabilité des prix et du franc congolais.

L’institution a également réduit le taux de la facilité de prêt marginal à 16,5% et lancé un bon BCC à 252 jours pour mieux absorber les excédents de liquidité du système bancaire. Ces mesures interviennent alors que la croissance économique de la RDC reste attendue à 5,7% en 2026, malgré une remontée de certaines pressions inflationnistes liées notamment aux carburants, au transport des importations et aux anticipations des opérateurs.

Pourquoi le taux directeur baisse en RDC malgré des tensions sur les prix

La Banque centrale explique cette décision par la volonté de préserver des taux d’intérêt réels positifs, c’est-à-dire supérieurs à l’inflation, tout en évitant de freiner excessivement le crédit et l’investissement. Au deuxième trimestre 2026, l’inflation en glissement annuel a atteint 2,9%, contre 2,2% au trimestre précédent. L’inflation cumulée s’élevait à 4,8% à fin juin, un niveau encore contenu mais surveillé de près par les autorités monétaires.

RDC : un nouveau partenariat de 11 milliards $ avec la Banque mondiale

Le franc congolais est resté globalement stable, à 2.244 CDF pour un dollar sur le marché interbancaire et à 2.328,62 CDF sur le marché parallèle. Cette stabilité de change constitue un élément central pour une économie fortement exposée aux importations et aux cours internationaux. Dans ce cadre, l’introduction d’un titre de la Banque centrale à 252 jours vise à mieux gérer la liquidité bancaire et à limiter les effets d’un excès de monnaie en circulation sur les prix et la devise.

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