La presse arabophone du jeudi 16 avril 2026

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Justice territoriale prioritaire | Industrie en forte croissance | Virage numérique stratégique | IA et éducation | Marché des carburants | Protection de l’enfance

AL AHDATH AL MAGHRIBIA : Justice territoriale prioritaire. Devant le Parlement, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé que la réduction des disparités régionales constitue un axe central de l’action publique. Il a souligné la volonté de l’Exécutif d’orienter davantage les investissements vers les territoires afin de transformer les villes comme les zones rurales en espaces d’opportunités économiques et sociales. Dans ce cadre, la part des collectivités territoriales dans la TVA a été relevée de 30 à 32%, renforçant leurs ressources financières. Par ailleurs, l’enveloppe budgétaire dédiée aux régions atteindra 12 milliards de dirhams. Cette dynamique s’inscrit dans les orientations royales visant à consolider la régionalisation avancée et à améliorer la capacité des territoires à piloter leur développement.

 

AL ALAM : Industrie en forte croissance. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a dressé un bilan positif de la dynamique industrielle du Maroc, marquée par une croissance notable depuis 2025. Le chiffre d’affaires du secteur a été multiplié par plus de six, tandis que les exportations ont été multipliées par neuf et les effectifs ont triplé. Ces performances témoignent d’un rythme de développement soutenu et encourageant. À l’horizon 2030, les priorités porteront sur le renforcement de la compétitivité, l’augmentation de la valeur ajoutée et la transition vers une industrie décarbonée. Le ministre a également mis en avant l’importance d’une répartition équilibrée des investissements industriels pour répondre aux enjeux de justice territoriale.

 

RISSALAT AL OUMMA : Virage numérique stratégique. Le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Omar Hejira, a insisté sur le rôle déterminant de la digitalisation et de l’intelligence artificielle pour renforcer la compétitivité de l’économie marocaine. Selon lui, les mutations technologiques mondiales imposent une adaptation rapide et continue, dans un contexte où le numérique évolue en permanence. Il a souligné que la transformation digitale n’est plus une option, mais une nécessité pour accéder aux marchés internationaux et y rester compétitif. L’intégration de ces outils permettrait non seulement d’améliorer la productivité des entreprises, mais aussi de stimuler l’innovation. Pour Hejira, le Maroc doit accélérer cette transition afin de tirer pleinement parti des opportunités offertes par l’économie numérique.

 

AL HARAKA : IA et éducation. L’intelligence artificielle générative s’impose progressivement comme un acteur incontournable dans les systèmes d’éducation et de formation. C’est ce qu’a souligné Rahma Bourqia, présidente du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), lors de la 12ᵉ session de l’Assemblée générale du Conseil. Selon elle, l’IA transforme profondément les contenus pédagogiques, les méthodes d’apprentissage ainsi que les interactions avec le savoir. Face à ces mutations, elle a insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement l’éducation numérique et les compétences liées à l’IA dans les programmes. L’objectif est de former des jeunes dotés d’un esprit critique, d’une éthique solide et capables d’analyser les technologies de manière éclairée.

 

AL AHDATH AL MAGHRIBIA : Marché des carburants. Le Conseil de la concurrence a indiqué ne pas avoir relevé de pratiques anticoncurrentielles sur le marché marocain des carburants, dans une analyse couvrant la période du 16 mars au 1ᵉʳ avril 2026. Cette étude portait sur l’évolution des prix internationaux du gasoil et de l’essence ainsi que leur répercussion sur les tarifs à la pompe au niveau national. Toutefois, l’institution a relevé une certaine convergence dans les comportements des opérateurs, notamment à travers des ajustements de prix effectués à des dates similaires et avec des variations proches. Cette situation pourrait limiter la flexibilité des prix et appelle à une vigilance continue pour garantir un fonctionnement concurrentiel du marché.

 

ANNAHAR AL MAGHRIBIA : Protection de l’enfance. Une convention de partenariat a été signée entre la Direction générale de la sûreté nationale et l’Observatoire national des droits de l’enfant, au sein de l’Institut royal de police à Kénitra. Cet accord vise à renforcer la protection de l’enfance, notamment pour les enfants en situation de vulnérabilité ou en contact avec la loi. Il prévoit la mise en place d’un cadre de coopération institutionnelle axé sur des objectifs stratégiques, dont l’amélioration des mécanismes de prise en charge et la promotion des droits de l’enfant. L’accord inclut également le renforcement des compétences des cadres sécuritaires, notamment en matière de santé mentale et de méthodes d’intervention adaptées aux besoins spécifiques des enfants.

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