La presse arabophone (hebdos) du samedi 11 avril 2026

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Le Maroc en bas du classement du bonheur | La géopolitique fait grimper les prix | Le débat sur l’impôt sur la fortune relancé | Retraites et salaires au cœur des discussions sociales | L’emploi, promesse non tenue | Freins à l’impact des investissements au Maroc

AL MICHAAL : Le Maroc en bas du classement du bonheur. Un rapport mondial sur le bonheur place le Maroc à la 122ᵉ position sur 147 pays, révélant un retard marqué. Malgré quelques progrès économiques, les citoyens souffrent d’un faible niveau de satisfaction lié à la qualité de vie : revenus modestes, soutien social limité, inégalités persistantes et manque de liberté décisionnelle. La corruption et l’absence de redistribution équitable aggravent ce ressenti. Les experts insistent sur la nécessité d’investir dans l’humain pour garantir un développement durable et une véritable amélioration du bien-être collectif.

 

AL OUSBOUE : La géopolitique fait grimper les prix. Le détroit d’Ormuz, passage vital pour le pétrole mondial, devient un foyer de tensions géopolitiques. Chaque escalade provoque une hausse immédiate des prix du carburant, entraînant ruées vers les stations-service et inquiétude des citoyens. Les fluctuations du marché pétrolier se répercutent directement sur la vie quotidienne, révélant la dépendance des économies à l’or noir. Cette fragilité met en lumière l’impact direct des conflits régionaux sur la stabilité sociale et économique à l’échelle internationale.

 

AL AYYAM : Impôt sur la fortune : débat relancé. L’instauration d’un impôt sur la richesse revient au cœur des discussions au Maroc pour soutenir le financement de l’État social. Inspiré de modèles européens, ce projet vise à taxer les hauts patrimoines pour renforcer la cohésion nationale. Les défenseurs de cette mesure plaident pour une justice fiscale accrue afin de réduire les inégalités sociales. À l’inverse, les opposants redoutent une fuite des capitaux et un impact négatif sur l’attractivité économique du Royaume. Le défi consiste à trouver un équilibre entre l’équité sociale et le maintien d’un climat favorable aux investissements privés.

 

AL ANBAE : Retraites et salaires au cœur des discussions sociales. La session d’avril du dialogue social place le gouvernement face à des attentes significatives concernant la retraite et l’augmentation des salaires. Les syndicats réclament une revalorisation du SMIG et des mesures pour améliorer le pouvoir d’achat, tandis que le secteur privé insiste sur l’équilibre économique. À l’horizon 2026, ces réformes doivent concilier contraintes budgétaires et justice sociale. Cette situation constitue un test crucial pour la capacité de l’exécutif à répondre aux revendications et à préserver la paix sociale.

 

AL OUSBOUE : L’emploi, promesse non tenue. Le gouvernement de Aziz Akhannouch fait face à des critiques sur sa politique de l’emploi. Malgré des engagements répétés pour réduire le chômage, le taux reste élevé, avoisinant 13,8%. Les programmes lancés n’ont pas produit les résultats attendus, laissant de nombreux jeunes sans perspectives stables. La crise économique fragilise aussi les petites et moyennes entreprises, accentuant les difficultés du marché du travail. Ces conditions alimentent le scepticisme quant à la capacité du gouvernement à tenir ses promesses.

 

AL WATAN : Freins à l’impact des investissements au Maroc. Les grands projets au Maroc peinent à améliorer concrètement la vie des citoyens. Les causes principales sont la faible efficacité économique, l’absence d’intégration avec l’économie locale, des infrastructures limitées, la dépendance technologique étrangère et une vision prospective insuffisante. Ces facteurs réduisent l’impact social et territorial des investissements et accentuent la fracture entre croissance et niveau de vie. Une révision des politiques publiques d’investissement apparaît nécessaire pour renforcer leur portée sur le développement humain.

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