C’est devenu une habitude ! On a tous tendance à aider celui qui boîte et à laisser celui qui avance se débrouiller seul. On subventionne des entreprises dont le modèle ne fonctionne plus depuis des années, mais qui savent remplir les cases. Et on regarde à distance celles qui progressent, créent de l’emploi, investissent, mais échouent sur UN SEUL critère parmi des centaines d’autres : l’ancienneté.
A croire que plus un modèle est à bout de souffle, plus il est éligible à l’aide. Plus une entreprise est jeune, dynamique, en développement, plus elle doit prouver. Prouver qu’elle existe, qu’elle dure, qu’elle mérite. Comme si la réussite devait atteindre l’usure pour être reconnue.
Dans un brouhaha de scandales et de revendications, des lois sortent, des décrets sont publiés… Dans la pratique, la loi est belle, même si en réalité elle ne fait que s’adapter aux plus anciens. Elle se rigidifie pour les nouveaux, en leur expliquant que c’est la règle. Un arbitrage qui protège souvent ceux dont le modèle est déjà dépassé. Le modèle de 2005 correspond sans doute aux entreprises de 2025 !
Mais alors, que cherche-t-on vraiment à soutenir ? La pérennité ou l’habitude ? La création de valeur ou la préservation d’un équilibre ancien ? A force de maintenir artificiellement des structures qui ne tiennent plus seules, on empêche celles qui pourraient prendre le relais de respirer.
Le problème n’est pas d’aider. Le problème est de choisir qui l’on aide. Aider sans discernement, c’est figer un secteur, retarder sa transformation et envoyer un message des plus limpides à ceux qui innovent : avancez, mais sans nous. Réussissez, mais sans soutien. C’est noté !
Comment améliorer un secteur quand deux poids et deux mesures coexistent ? Comment parler de compétitivité, de rayonnement, de projection internationale, quand on privilégie des entreprises dont l’impact ne dépasse même pas le cadre national ? Comment porter la voix du pays à l’extérieur quand ceux qui sont soutenus peinent déjà à exister à l’intérieur ?
A ce niveau, ce n’est plus une question de textes, mais de cohérence. Un écosystème ne se renforce pas en protégeant ceux qui déclinent. Il se construit en accompagnant ceux qui montent. Sinon, on ne soutient pas une économie, on entretient une nostalgie.
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