Elle n’est pas passée inaperçue. L’annonce d’Aziz Akhannouch de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du Rassemblement national des indépendants a été lue comme un signal. Pas une crise, mais un moment de vérité pour une organisation longtemps structurée autour d’une seule figure centrale.
Dans le monde des affaires, ce type d’annonce est rarement anodin. Lorsqu’un système repose fortement sur une personne, la lisibilité est forte, la communication fluide, la décision rapide. Mais cette efficacité a un revers important, car elle concentre le risque. Le jour où la figure centrale se retire, même partiellement, l’organisation doit prouver qu’elle sait fonctionner autrement que par incarnation.
Ce risque de dépendance est bien connu. Tant que le leader est là, tout tient, mais cette concentration empêche souvent l’émergence de relais solides. On gagne en vitesse ce qu’on perd en résilience.
La question dépasse le cas marocain. En France, le Rassemblement national reste étroitement associé à la famille Le Pen. Cette personnalisation a donné au parti une visibilité et une cohérence fortes. Mais elle pose aujourd’hui une question classique en stratégie, que vaut une organisation quand sa marque est indissociable d’une seule personne ?
Dans le business, on appelle cela un test de continuité. La réussite portée par une figure doit, à un moment, se transformer en structure capable de durer sans elle. Peu d’organisations réussissent cette transition sans ralentissement, parfois sans heurts.
L’annonce d’Akhannouch n’est donc pas un retrait ordinaire. C’est le passage obligé d’un modèle centré sur une personne à un modèle qui devra prouver sa capacité à distribuer le pouvoir, la parole et la légitimité. Exactement comme une entreprise qui passe d’un dirigeant fondateur à une gouvernance partagée.
Un bon dirigeant n’est pas seulement celui qui incarne. C’est aussi celui qui prépare l’après.
C’est souvent à ce moment précis, et pas avant, que l’on découvre si l’on avait construit une organisation… ou simplement prolongé une présence.
Je ne sais même plus quoi dire. A force, on pourrait croire que je dramatise, mais non, ça ne vient pas de moi, ce sont les immeubles qui tombent. Un ici, un autre là, parfois…
Le basculement danse toujours sur un fil. Il arrive généralement lorsqu’on se dit que, cette fois-ci, on peut aller un peu plus loin. Quand on sent que quelque chose en nous est prêt à écraser…
Les images ont fait le tour du monde. En pleine nuit, une opération américaine éclair au cœur de Caracas, décrite étape par étape par l’état-major, a conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro, extrait de son…
Comme en 2021, le Maroc est en quart de finale de la CAN. Le genre de phrase qui devrait suffire à calmer tout le monde, mais non. Parce que chez nous, se qualifier ne suffit…
L’année 2026 commence sous de mauvais auspices. En quelques jours à peine, l’actualité internationale a donné le sentiment d’un monde qui bascule un cran plus loin dans la confrontation, où la force prime sur la…
En ce vendredi saint, nous ressentons ce malin plaisir à voir tomber des bourreaux. Pas très saint tout ça, mais sentiment largement partagé. Ah, Nfifa, petite commune jusqu’ici très tranquille de Chichaoua, devient tout à…
La CAN n’est pas qu’une affaire de football. Un peu quand même, mais pas complètement ! Mais soyons franc, c’est avant tout une image de marque. Le Maroc se prépare, se fait beau et se…
À l’orée de 2026, l’on revient naturellement sur l’année qui s’achève. 2025 n’a pas tant été celle des chocs spectaculaires que celle de l’endurance. 2025 a été l’année où il a fallu s’adapter dans un…
Le Maroc est en huitièmes de finale de la CAN. Rien de plus normal, rien de plus surprenant non plus. Après ce nul inquiétant contre le Mali, nos Lions ont remis les pendules à l’heure…