Elle n’est pas passée inaperçue. L’annonce d’Aziz Akhannouch de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du Rassemblement national des indépendants a été lue comme un signal. Pas une crise, mais un moment de vérité pour une organisation longtemps structurée autour d’une seule figure centrale.
Dans le monde des affaires, ce type d’annonce est rarement anodin. Lorsqu’un système repose fortement sur une personne, la lisibilité est forte, la communication fluide, la décision rapide. Mais cette efficacité a un revers important, car elle concentre le risque. Le jour où la figure centrale se retire, même partiellement, l’organisation doit prouver qu’elle sait fonctionner autrement que par incarnation.
Ce risque de dépendance est bien connu. Tant que le leader est là, tout tient, mais cette concentration empêche souvent l’émergence de relais solides. On gagne en vitesse ce qu’on perd en résilience.
La question dépasse le cas marocain. En France, le Rassemblement national reste étroitement associé à la famille Le Pen. Cette personnalisation a donné au parti une visibilité et une cohérence fortes. Mais elle pose aujourd’hui une question classique en stratégie, que vaut une organisation quand sa marque est indissociable d’une seule personne ?
Dans le business, on appelle cela un test de continuité. La réussite portée par une figure doit, à un moment, se transformer en structure capable de durer sans elle. Peu d’organisations réussissent cette transition sans ralentissement, parfois sans heurts.
L’annonce d’Akhannouch n’est donc pas un retrait ordinaire. C’est le passage obligé d’un modèle centré sur une personne à un modèle qui devra prouver sa capacité à distribuer le pouvoir, la parole et la légitimité. Exactement comme une entreprise qui passe d’un dirigeant fondateur à une gouvernance partagée.
Un bon dirigeant n’est pas seulement celui qui incarne. C’est aussi celui qui prépare l’après.
C’est souvent à ce moment précis, et pas avant, que l’on découvre si l’on avait construit une organisation… ou simplement prolongé une présence.
A quatre semaines du scrutin législatif, la fièvre électorale n’a pas atteint son paroxysme, mais les promesses pour les cinq prochaines années fusent de toutes parts. Les rencontres partisanes s’enchaînent avec leurs discours, leurs chiffres.…
Il faut reconnaître une chose à notre jeunesse, elle sait nous faire rire tbarkelah ! Le Maroc ne produit peut-être pas assez d’emplois, mais il produit beaucoup de fous rires. On croyait que cette jeunesse…
Lors d’un récent recrutement, plusieurs candidats avaient été sélectionnés et convoqués pour un entretien. À peine 45% se sont finalement présentés. Pas 45% retenus. 45% présents au rendez-vous. Ce chiffre ne permet évidemment pas de…
Le 28 juillet, c’est Reuters qui révèle que la Chine produit en série ses propres machines de lithographie DUV à immersion, cœur de la production des puces avancées. L’entreprise s’appelle Shanghai Aishengna, société d’État créée…
Sans qu’il l’ait cherché, sa trajectoire finit par éclairer les failles de notre système politique. Lui, c’est le ministre délégué chargé du Budget, président de la FRMF et nouveau membre du bureau politique du PAM.…
Il paraît qu’il ne faut surtout pas regarder l’éclipse sans lunettes. Certains, visiblement, ont trouvé une autre technique, comme mettre des lunettes de soleil, monter dans une très belle voiture, allumer la climatisation… et continuer…
Le Maroc célébrait le 10 août sa Journée nationale du migrant, consacrée à ces millions de Marocains établis à l’étranger qui continuent de participer à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume. Une diaspora…
Le 18 juillet, veille de la finale du Mondial, Gianni Infantino, président de la FIFA, savoure son sommet. Le cycle 2023-2026 doit dépasser 15 milliards de dollars de recettes et plus de 200 fédérations lui…
Après avoir longuement parlé des collégiens, NEET, mères et pères de famille et d’autres catégories de nos concitoyens ayant tenté la traversée périlleuse vers Sebta ou Melilia, le Maroc est à nouveau en état d’alerte…