Croissance économique : une dynamique résiliente sous pression externe
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Au tournant de l’année 2026, l’économie marocaine évolue dans un environnement contrasté, marqué par des risques externes accentués mais aussi par des facteurs internes de résilience. Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), la croissance nationale devrait connaître une légère accélération au premier trimestre 2026, atteignant 4,2% en glissement annuel, après une stabilisation autour de 4% fin 2025 .
Une demande intérieure toujours motrice
La demande intérieure demeure le principal pilier de la croissance. Au quatrième trimestre 2025, elle a progressé de 6,6%, contribuant à hauteur de 7,2 points à la croissance globale. Cette dynamique repose sur la bonne tenue de la consommation des ménages et sur un investissement soutenu. Les dépenses de consommation des ménages ont continué de croître à un rythme modéré, autour de 3,8%, favorisées par l’amélioration du pouvoir d’achat, les revalorisations salariales et l’atténuation des tensions inflationnistes.
L’investissement, bien qu’en décélération par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés du premier semestre 2025, reste robuste. La formation brute de capital a progressé de plus de 11% au quatrième trimestre 2025, soutenue par la poursuite des dépenses publiques en infrastructures et par des conditions de financement favorables.
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Commerce extérieur : un frein persistant à la croissance
À l’inverse, le commerce extérieur continue de peser négativement sur l’activité économique. Le ralentissement du commerce mondial au second semestre 2025, conjugué à une demande étrangère moins dynamique, a affecté les exportations marocaines de biens. En valeur, celles-ci ont reculé de 5,5% sur les mois d’octobre et novembre 2025, notamment dans l’agriculture, l’automobile, le textile et les phosphates.
Parallèlement, les importations ont poursuivi leur progression, portées par les biens d’équipement industriel, les biens de consommation et certains produits alimentaires. Cette évolution a entraîné un creusement de 31,9% du déficit commercial et un repli du taux de couverture à 52,6%.
Inflation en net reflux et conditions financières accommodantes
L’inflation a poursuivi sa trajectoire baissière pour le troisième trimestre consécutif, s’établissant à -0,1% au quatrième trimestre 2025. Ce repli s’explique principalement par la baisse des prix alimentaires, combinée à une hausse modérée des prix non alimentaires. L’inflation sous-jacente a également reculé, traduisant un apaisement plus marqué des pressions sur les prix.
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Dans ce contexte, la politique monétaire est restée accommodante. Le taux directeur a été maintenu à 2,25%, tandis que les taux d’intérêt sur les marchés monétaire et obligataire ont poursuivi leur détente, soutenant l’investissement et la consommation.
Perspectives 2026 : l’agriculture comme levier de reprise
Au début de 2026, la croissance devrait bénéficier d’un regain des activités agricoles, soutenu par une amélioration notable des conditions climatiques. Le cumul pluviométrique en début de campagne affiche une hausse significative par rapport à une saison normale, ce qui devrait favoriser une progression de 6,2% de la valeur ajoutée agricole au premier trimestre 2026.
Malgré un environnement international toujours incertain, l’économie marocaine aborde ainsi l’année 2026 avec des fondamentaux internes solides, portés par la demande intérieure, l’investissement public et la modération de l’inflation, tout en restant exposée aux contraintes de la conjoncture mondiale.
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