Comme en 2021, le Maroc est en quart de finale de la CAN. Le genre de phrase qui devrait suffire à calmer tout le monde, mais non. Parce que chez nous, se qualifier ne suffit jamais. Il faut gagner largement, séduire, rassurer et écraser l’adversaire. Sur le papier, la Tanzanie semblait à portée, mais dans la réalité, il a fallu s’arracher, pousser, résister. Oui, c’était moche, parfois pénible, mais vivant.
Il faut savoir que la CAN n’a rien à voir avec les éliminatoires ni avec les amicaux. Ici, personne ne joue pour les statistiques. On joue pour survivre. La Tanzanie n’était pas venue pour apprendre, mais pour empêcher. Empêcher de jouer, de respirer, de se projeter. Et elle a réussi, en partie. Suffisamment pour nous rappeler que personne ne passe en CAN sans laisser des traces.
La preuve par l’exemple ne vient pas que du Maroc. L’Égypte aussi a souffert. Victoire 3-1 contre le Bénin, oui, mais après prolongations. Le Bénin l’a poussée au bout, l’a fait douter et reculer. Mais au final, personne ne demandera comment. Seulement combien. Et surtout jusqu’où.
Personne ne grave dans le marbre la manière. On grave les trophées et les photos avec la coupe. Et si la pression est aussi lourde aujourd’hui, c’est parce que ce titre, on le veut trop. Tellement qu’on fabrique des polémiques : Regragui qui aurait fait une réunion avec Fathi Jamal avant la Tanzanie, El Yamiq désigné coupable idéal de la blessure d’Ounahi, soupçons inutiles, bruit permanent, etc.
Or l’essentiel est ailleurs, c’est dans l’unité. Dans cette capacité à faire corps quand le jeu ne coule pas. Cette CAN ne se gagnera pas avec des débats permanents mais avec un groupe protégé.
Bref, le Maroc est en quart. Le reste, on verra plus tard. Aujourd’hui, une seule chose compte : tous derrière les Lions. Ensemble.
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