2026, l’année de tous les espoirs : les Marocains plus optimistes que jamais
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Premier enseignement fort : l’état d’esprit général est résolument positif. Près de neuf Marocains sur dix se disent optimistes et estiment que 2026 sera meilleure que 2025 sur le plan personnel. Cet optimisme transcende les clivages de genre, d’âge et de niveau de revenu.
La confiance s’étend également au bien-être : 89% anticipent une amélioration de leur santé mentale et 86 % de leur santé physique. Dans un contexte international instable, cette projection individuelle traduit un besoin de stabilité et de progression personnelle profondément ancré.
Des progrès sociaux attendus, malgré des tensions migratoires
Sur la scène internationale, les attentes sont marquées par l’espoir d’une décrue des conflits. Plus de la moitié des répondants jugent probable la fin de la guerre en Ukraine et des conflits actuels au Moyen-Orient en 2026.
Les projections vont plus loin : une majorité anticipe des pourparlers de paix formels, une reconnaissance accrue de l’État palestinien par des puissances occidentales et même le lancement d’efforts de reconstruction à Gaza avec le soutien international. Pour un Marocain sur deux, le monde pourrait ainsi devenir globalement plus sûr en 2026.
Au niveau national, les perspectives sociétales sont jugées encourageantes. 58% des personnes interrogées estiment que les conditions sociales et la qualité de vie au Maroc s’amélioreront en 2026. Les systèmes publics sont au cœur de ces attentes : près des deux tiers anticipent des progrès concrets dans la santé et l’éducation publiques.
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Cependant, cet optimisme est tempéré par une inquiétude forte : 71% pensent que l’immigration illégale vers le Maroc augmentera. Ce paradoxe révèle une société confiante dans sa trajectoire interne, mais consciente des pressions régionales et structurelles auxquelles elle reste exposée.
Les questions d’égalité des genres occupent une place centrale dans les projections pour 2026. Huit Marocains sur dix jugent probable une augmentation de la participation des femmes en politique et dans les rôles de leadership.
Par ailleurs, 65% estiment que les femmes seront payées autant que les hommes pour un même travail. Ces attentes, partagées par l’ensemble des catégories démographiques, traduisent une aspiration claire à un modèle de société plus inclusif et équitable.
Une économie nationale confiante, mais sous pression
Sur le plan économique, le contraste est frappant. Si 81% des répondants pensent que l’économie marocaine sera plus forte en 2026 qu’en 2025, les inquiétudes liées au coût de la vie demeurent vives. Une large majorité anticipe une hausse de l’inflation, des taux d’intérêt et des prix plus rapide que celle des revenus. Le logement apparaît comme un point de tension majeur : plus de huit personnes sur dix s’attendent à une augmentation continue des coûts de location et d’achat.
Dans ce contexte, le football est perçu comme un levier stratégique : 74% considèrent qu’il contribuera à dynamiser l’économie, tandis que 81% pensent que le Maroc attirera davantage d’investissements internationaux.
Le monde du travail est également appelé à évoluer. Selon 65% des répondants, les entreprises marocaines deviendront moins flexibles en matière d’organisation, notamment concernant le télétravail.
Cette perspective s’ajoute à une inquiétude déjà bien présente : 61% estiment qu’il sera plus difficile de trouver un emploi en 2026 qu’en 2025, même si une majorité reste optimiste quant à l’amélioration de sa situation financière personnelle.
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Tourisme, environnement et défis climatiques
Le tourisme fait figure d’exception dans ce paysage contrasté. 87% des Marocains pensent que le pays accueillera davantage de touristes en 2026. À l’inverse, les enjeux environnementaux suscitent une inquiétude marquée : hausse des températures, multiplication des événements climatiques extrêmes et aggravation de la pénurie d’eau sont largement anticipées.
Si 64% estiment que le gouvernement introduira des objectifs plus ambitieux de réduction des émissions de carbone, plus de la moitié prévoient une aggravation des embouteillages, signe que la transition écologique pourrait rester incomplète dans les usages quotidiens.
Technologie et intelligence artificielle : promesses et risques
La transformation numérique est perçue comme inéluctable. 85% pensent que les Marocains passeront plus de temps à socialiser en ligne qu’en face à face, tout en étant nombreux à vouloir réduire leur usage des réseaux sociaux. Les cyberattaques, elles, sont attendues en hausse par 69% des répondants.
L’intelligence artificielle cristallise à la fois espoirs et craintes : elle devrait créer de nombreux emplois, mais aussi en détruire. La majorité redoute une exposition accrue aux fuites de données et une difficulté croissante à distinguer le contenu réel de celui généré par l’IA, renforçant les attentes en matière de régulation des grandes entreprises technologiques.
Coupe du monde et résolutions personnelles : l’élan collectif
Enfin, la Coupe du monde 2026 nourrit un enthousiasme massif : 89% des Marocains croient en une performance solide de l’équipe nationale, tandis que 78% anticipent un vainqueur inédit. En parallèle, 90% déclarent vouloir se fixer des résolutions personnelles pour 2026, principalement orientées vers le développement personnel, les finances et la carrière.
Entre confiance affirmée et lucidité face aux défis, le Maroc aborde 2026 avec une vision globalement optimiste. Les attentes exprimées dessinent une société en mouvement, consciente de ses fragilités mais résolue à croire en sa capacité de progrès.
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