TPME : quatre arrêtés viennent compléter le dispositif de soutien à l’investissement
Image d’illustration © DR
A
A
A
A
Le cadre réglementaire du dispositif de soutien spécifique aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), prévu par la Charte de l’investissement, vient d’être finalisé. Quatre arrêtés publiés au Bulletin officiel du 6 novembre précisent désormais les critères d’éligibilité, les activités prioritaires, les zones bénéficiaires des primes territoriales ainsi que les documents requis pour accéder à ces aides.
Ce mécanisme, instauré par un décret publié en juillet 2025, vise à encourager les investissements productifs des TPME marocaines. Pour être éligibles, les projets doivent respecter plusieurs conditions : un investissement compris entre 1 et 50 millions de dirhams, un ratio prévisionnel d’au moins 1,5 emploi permanent par million de dirhams investi, la réalisation du projet dans un secteur d’activité défini par région, et un apport minimum de 10% en fonds propres.
Trois primes cumulables, dans la limite de 30% de l’investissement
Le dispositif prévoit trois types de primes pouvant être cumulées, sans dépasser 30% du montant total de l’investissement éligible : la prime à l’emploi, variant de 5% à 10% selon le nombre d’emplois créés ; la prime territoriale, fixée à 10% pour les provinces de catégorie A et à 15% pour celles de catégorie B ; et la prime pour les activités prioritaires, accordée à hauteur de 10% pour les projets considérés comme stratégiques pour le développement économique.
La prime territoriale vise à renforcer la justice spatiale et à encourager les investissements dans les zones moins favorisées. Catégorie A (10%) : 36 provinces et préfectures, dont Larache, Chefchaouen, Meknès, Safi, Taroudant et Laâyoune. Catégorie B (15%) : 24 provinces, parmi lesquelles Al Hoceima, Oujda-Angad, Errachidia, Guelmim, Tiznit et Boujdour.
Lire aussi: Nouveau partenariat TAMWILCOM–Finéa : un soutien élargi aux TPME
14 secteurs prioritaires et 54 branches d’activités éligibles
Deux arrêtés définissent la liste des branches d’activités et des secteurs prioritaires par région. Quatorze secteurs clés ont été identifiés, regroupant 54 branches éligibles. Le secteur de l’industrie manufacturière en concentre à lui seul 27, parmi lesquelles les industries alimentaires, du cuir, du papier, du plastique, de la chimie et de la métallurgie, la fabrication d’équipements médicaux, électroniques et électriques, ainsi que les industries automobile, mécanique et des énergies renouvelables.
Pour les industries alimentaires, les activités prioritaires incluent la transformation des produits végétaux et animaux, la préparation des produits de la mer, ainsi que la fabrication de produits de boulangerie, de confiserie et d’aliments diététiques ou pour nourrissons.
Des procédures administratives encadrées
Le quatrième arrêté précise les documents à fournir pour bénéficier des subventions. Les dossiers doivent être déposés en ligne auprès des Centres régionaux d’investissement (CRI) et inclure notamment les statuts de l’entreprise, les derniers états financiers, les attestations fiscales et sociales récentes, une déclaration décrivant le projet, son financement, son calendrier et les emplois prévus, ainsi que les justificatifs de propriété ou de location des terrains et bâtiments concernés.
Lire aussi: Le Maroc lance un nouveau dispositif pour les TPME, les TPE restent à l’écart
Les subventions sont versées en deux temps : 50% après la réalisation de la moitié de l’investissement engagé, le solde après vérification du respect de l’ensemble des engagements contractuels. La prime à l’emploi, quant à elle, est versée sur présentation des attestations émises par la CNSS.
Définition réglementaire des TPME
Le texte précise enfin la définition des TPME éligibles : il s’agit de toute entreprise de droit marocain réalisant un chiffre d’affaires compris entre 1 et 200 millions de dirhams, qui n’est pas détenue à plus de 25% par une société dépassant ce seuil, ni par une entité publique.
Avec la publication de ces quatre arrêtés, le dispositif de soutien aux TPME entre dans sa phase opérationnelle. Il vise à accompagner le développement des petites et moyennes entreprises, moteurs essentiels de la croissance, de l’emploi et de la réduction des inégalités territoriales au Maroc.
Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026La COMADER alerte sur la fragilité des exploitations agricoles et appelle à revoir les politiques de soutien face à la hausse des coûts et au stress hydrique.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026