Céréales : hausse des importations entre juin et octobre 2025
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Les importations de céréales et de produits dérivés ont connu une dynamique soutenue durant les cinq premiers mois de la campagne 2025/2026. Selon les données compilées par la Fédération Nationale Des Négociants En Céréales Et Légumineuses (FNCL), le volume total importé entre juin et octobre 2025 a atteint près de 4,97 millions de tonnes, tous produits confondus.
Le port de Casablanca confirme son rôle central dans le commerce céréalier national, concentrant à lui seul 64% des importations, soit plus de 3,17 millions de tonnes. Il est suivi par Jorf Lasfar (20%) et Agadir (9%). Les ports de Nador (4,3%) et Safi (2%) affichent des volumes plus modestes, tandis que Tanger Med ne représente qu’une part marginale du trafic.
Le blé tendre, produit dominant
Le blé tendre, incluant les variétés biscuitières, représente la moitié des importations de la période, avec 2,04 millions de tonnes, soit 49% du total. Il devance largement le maïs (1,33 million de tonnes, 32%) et le blé dur (451.000 tonnes, 11%). L’orge se situe à 198.000 tonnes, soit 5%, tandis que le blé fourrager ferme la marche avec environ 146.000 tonnes, soit 4%.
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Outre les céréales, les produits dérivés représentent 16% du total, avec 804.000 tonnes importées. Le tourteau de soja, utilisé dans l’alimentation animale, domine cette catégorie avec 294.000 tonnes (37%), suivi des tourteaux de tournesol (144.000 tonnes) et de la pulpe de betterave (79.000 tonnes). Les drêches de maïs (DDGS) atteignent près de 95.000 tonnes, confirmant la diversification des sources protéiques pour l’élevage.
Les membres de la FNCL assurent à eux seuls plus de 4 millions de tonnes d’importations, soit 82% du total national. Casablanca concentre, une fois encore, la majorité des opérations (71% des volumes des membres), suivie de Jorf Lasfar (16%). Cette forte concentration met en évidence le poids des grands opérateurs dans la logistique céréalière nationale.
Par produit, la part des membres atteint 79% pour le blé tendre, 92% pour le maïs et 89% pour l’orge. Dans les produits dérivés, leur contribution dépasse souvent 90%, notamment pour le soja, les tourteaux et les drêches de maïs.
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