Un matin, petit café à la main dans un établissement des plus bucoliques, les yeux encore fatigués, le téléphone sonne. Il est à peine 7h50 et je peste contre cette journée qui commence bien trop tôt à mon goût. Je reçois ce message d’une maman. Ce message me fera oublier toute la difficulté que j’ai eu à me rendre dans cet affreux quartier casablancais.
Une maman d’un jeune homme de 18 ans, atteint du trouble du spectre de l’autisme (TSA), qui veut pratiquer un sport. Tout ce qu’il y a de plus normal, pourtant elle se retrouve à devoir payer un coach privé parce que rien n’a été pensé pour lui niveau public. Elle en a assez. Elle a raison d’être en colère. Parce qu’au Maroc, on parle de l’inclusion, « on y pense », mais en réalité, on ne laisse aucune place à ce trouble.
Pour les faire accepter dans une école, la présence d’une AVS est obligatoire, à la charge des parents bien sûr. Pour ceux qui n’ont pas les moyens, il y a les associations spécialisées… mais alors là, faites la queue, votre enfant ne sera peut-être pas pris cette année. Que faire entre temps ? Quel avenir ? Quel droit à l’éducation, à la santé, au sport pour ces enfants ? Quel droit à l’inclusion ?
Il est temps d’appeler un chat un chat, ce n’est pas une question de fonds, disponibles ou pas, c’est un choix de société. On laisse les parents les faire avancer seuls, mais jusqu’à quand ? Qu’adviendra-t-il d’eux après ?
Oui, il existe des projets comme le Collectif Autisme Maroc, ou autres, mais ce qu’il faut ce sont avant tout des ressources, des infrastructures, des entraîneurs formés, des sessions ouvertes, accessibles, finançables.
Cette maman, comme tant d’autres que nous avons eu le bonheur de rencontrer pour la rédaction de ce dossier, vous tend la main, elle demande votre voix, elle veut mobiliser, elle invite à rassembler, à pousser pour que les clubs, écoles et institutions ouvrent leurs portes aux personnes autistes et que CHAQUE étape de la vie de ces enfants ne devienne pas une épreuve !
Laissez-moi vous dire le fond de ma pensée, ce ne sont pas ces enfants qui ont un trouble, c’est la société.
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