Tourisme : chiffres, projets et perspectives
Fatim-Zahra Ammor, ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire © DR
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Lundi, à la Chambre des représentants, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a présenté les avancées et les chantiers en cours pour consolider la croissance du secteur touristique. Les chiffres, les réformes et les programmes dévoilés traduisent une ambition claire : faire du tourisme une locomotive du développement territorial et un levier d’investissement durable.
L’année 2024 a marqué un tournant pour le secteur. Avec 17,4 millions de visiteurs, le Royaume a atteint, deux ans avant l’échéance, l’objectif fixé dans la feuille de route nationale. Cette dynamique se poursuit en 2025 : à fin septembre, 15 millions de touristes ont été accueillis, soit une hausse de 14% par rapport à la même période en 2024.
Les recettes en devises suivent la même tendance, atteignant 87,6 milliards de DH (MMDH) à fin août 2025, également en progression de 14%. Ces résultats confirment la solidité de la reprise et l’efficacité de la feuille de route touristique, fondée sur l’amélioration du produit, la diversification de l’offre et le renforcement du marketing à l’international.
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La ministre a également souligné que son département a opté pour une approche régionale intégrée. La feuille de route articule l’offre nationale autour de neuf filières thématiques et de cinq filières transversales, permettant à chaque région de développer des produits adaptés à ses atouts : tourisme balnéaire, culturel, rural ou encore d’aventure.
Cette territorialisation vise à garantir une répartition équilibrée des retombées du tourisme et à faire émerger de nouvelles destinations compétitives. L’objectif est que toutes les régions puissent bénéficier de la dynamique nationale, en s’appuyant sur un modèle centré sur l’expérience du visiteur.
Des programmes innovants pour stimuler l’investissement
Côté investissement, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Le programme CAP Hospitality vise à moderniser les établissements d’hébergement classés. Il propose des prêts à taux zéro pour des investissements compris entre 3 et 100 millions de DH (MDH), remboursables sur 12 ans avec deux années de différé. À ce jour, 91 opérateurs en bénéficient déjà.
Le nouveau pacte d’investissement accorde jusqu’à 30% de subvention au secteur touristique, tandis que le Fonds Mohammed VI d’investissement consacre un volet spécifique au tourisme.
Autre initiative phare, le programme GO Siyaha, doté de 720 MDH, vise à accompagner 1.700 entreprises touristiques d’ici 2026. Il finance jusqu’à 40% de l’investissement total et comprend trois volets : Invest Tourisme, pour les projets de loisirs et d’hébergement ; Mouakaba Tourisme, pour accompagner la transformation des entreprises jusqu’à 90% ; et Tataouir Tourisme, dédié aux projets durables avec une subvention de 40%. À ce jour, plus de 1.100 entreprises ont déjà bénéficié de ce programme.
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Vers un tourisme plus inclusif et durable
La ministre a souligné que les efforts se concentrent désormais sur les régions encore peu développées, en travaillant à la mise en place d’écosystèmes touristiques complets incluant hébergement, transport, loisirs et formation. Le nouveau cadre juridique (loi 80-14) permettra de mieux classer et encadrer les différents types d’hébergement, des gîtes aux auberges, afin de diversifier et d’améliorer la qualité de l’offre.
Sur le plan de la connectivité, des partenariats sont en cours avec les compagnies aériennes pour renforcer le réseau de liaisons nationales et internationales, dans le but d’allonger la durée moyenne de séjour et d’encourager le tourisme intérieur.
Le lancement de la banque des projets touristiques, qui recense plus de 200 projets modèles, ainsi que la mise en œuvre de 14 projets structurants au niveau national, confirment la volonté du gouvernement d’ancrer durablement le tourisme comme pilier de croissance et d’emploi.
Ainsi, grâce à une vision intégrée, des mécanismes financiers ciblés et une gouvernance territoriale renouvelée, le Maroc consolide sa place parmi les destinations les plus attractives du continent et fait du tourisme un moteur stratégique de son développement économique et social.
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