Imane a 20 ans. 20 ans et déjà toute une vie foutue. Elle a été violée, mariée de force, battue, humiliée, puis laissée à la merci d’un ex-mari qui l’a agressée en pleine rue. Ici, on aime s’enorgueillir de réformes, d’« avancées en termes de droits des femmes » et pourtant ! Tous ces codes n’ont pas suffi à protéger une jeune femme de son propre bourreau.
Comme pour le chômage, l’inflation, la pauvreté… on a malheureusement pris l’habitude, au point de lire ces informations sans émotion aucune. Parce qu’au final, c’est quand même ça le vrai souci, cette répétition ad vitam æternam.
Une victime, des cris d’alarme, des associations qui s’indignent, des débats télévisés et au final… toujours rien. Circulez, il n’y a rien à voir, sauf peut-être une femme de plus envoyée à l’abattoir.
La fameuse loi 103-13 contre les violences faites aux femmes ? Une coquille vide apparemment. De nobles mots sans manières. Pas de mécanismes clairs de protection, pas d’hébergement garanti, pas de suivi sérieux. Juste de quoi remplir les communiqués ministériels et rassurer Bruxelles, la FIFA et l’OMS !
Parce que qu’on se le dise, cet homme est un récidiviste. Il a d’abord violé la jeune femme, l’a laissée enceinte, puis a profité d’un système pour la contraindre à l’épouser, une « solution » administrative qui a scellé sa domination tout en évitant « la honte » environnante.
Divorcée, Imane n’a pas été libérée, puisque 6 mois plus tard, il est revenu la traquer et l’a attaquée en pleine rue à l’aide d’un couteau, lui causant des mutilations et des blessures graves. Arrêté par la police judiciaire de Taza, il demeure l’exemple parfait d’une criminalité permise par des failles juridiques.
Le cas de Imane devrait être la dernière gifle que les Marocains devraient accepter. Mais vous pariez combien que dans deux semaines, son nom ne sera plus qu’un ancien hashtag ?
Au Maroc, la vie d’une femme pèse moins qu’un communiqué.
Il paraît qu’il ne faut surtout pas regarder l’éclipse sans lunettes. Certains, visiblement, ont trouvé une autre technique, comme mettre des lunettes de soleil, monter dans une très belle voiture, allumer la climatisation… et continuer…
Le Maroc célébrait le 10 août sa Journée nationale du migrant, consacrée à ces millions de Marocains établis à l’étranger qui continuent de participer à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume. Une diaspora…
Le 18 juillet, veille de la finale du Mondial, Gianni Infantino, président de la FIFA, savoure son sommet. Le cycle 2023-2026 doit dépasser 15 milliards de dollars de recettes et plus de 200 fédérations lui…
Après avoir longuement parlé des collégiens, NEET, mères et pères de famille et d’autres catégories de nos concitoyens ayant tenté la traversée périlleuse vers Sebta ou Melilia, le Maroc est à nouveau en état d’alerte…
On parle, on parle, mais inconsciemment on décrit sa vie à travers ses mAUX. Il y a une phrase qui m’a glacée le sang. « On s’y est habitués ». Ces trois mots racontent mieux…
Il y a des images qui bouleversent davantage par les questions qu’elles soulèvent que par ce qu’elles montrent. Les scènes observées ces derniers jours à Bab Sebta en font partie. Des milliers de jeunes, mais…
Mardi 4 août, les 27 ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont passé plus de trois heures en visioconférence à tirer les leçons de la crise de Sebta. Résultat : une solidarité finalement unanime avec…
Il y a des jours où la nation ressemble à un vieux livre qu’on rouvre sans savoir si la page suivante apportera la lumière ou seulement une autre nuance de gris. On regarde les rues,…
Ahhhh Fhamator, cette espèce marocaine qui ne connaît pas le doute ! Et dire que nos grands-parents passaient des années à étudier un sujet avant d’oser en parler librement, et encore une autre année avant…