Ah, le Marocain et la politique… c’est un peu comme le Marocain et le sport, on peut en parler beaucoup, mais on pratique rarement. Selon une enquête du Centre marocain pour la citoyenneté (CMC), 9 Marocains sur 10 ne font partie d’aucun parti politique. Le fait de se déplacer, s’engager et défendre, très peu pour le Marocain qui préfère ne pas trop entendre parler de ces partis. C’est presque une fierté nationale, cette abstention volontaire.
Bon, d’abord, soyons honnêtes, les partis politiques, c’est souvent un peu le cirque. Entre les alliances improbables, les retournements de veste dignes de montagnes russes et les promesses qu’on pourrait inscrire sur des tickets de loto, difficile de se sentir motivé à rejoindre le spectacle. On préfère rester sur le banc, siroter notre thé à la menthe et observer les jongleries des politiques ou NE PAS regarder dans leur sens, tout simplement. C’est plus sûr, plus confortable et surtout… moins stressant.
Ensuite, il y a la sagesse populaire qui nous rappelle que cela ne sert à rien de s’engager dans un système qui semble fonctionner selon ses propres règles, parfois absurdes. Les discours, les campagnes… chacun prend un cheval de Troie et va en guerre, là où les Marocains ne lui ont absolument rien demandé.
Mais attention, ce désintérêt n’est pas de l’indifférence. Non, c’est un choix, une forme de résistance, c’est ce qu’on appelle l’abstention. C’est dire : « Je vous regarde, je note vos erreurs, mais je ne me laisse pas embarquer ». Et qui pourrait vous blâmer ?
Alors oui, être Marocain et ne pas pratiquer la politique, c’est un peu notre marque de fabrique. On n’est peut-être pas dans le game, mais on le suit avec un œil critique, un peu comme regarder le foot à la télé et critiquer une passe qu’on ne saura jamais faire.
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