ADII 2024 : la douane au cœur de la souveraineté financière du Maroc
Administration des douanes et impôts indirects (ADII) © DR
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Le rapport d’activité de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) en 2024 a révélé des signaux positifs. Avec 144,8 milliards de dirhams collectés, en hausse de 9,2% par rapport à 2023, la douane confirme son rôle dans l’équilibre budgétaire du Maroc. Cette performance a été réalisée malgré une conjoncture internationale complexe, marquée par les tensions géopolitiques, la hausse des coûts énergétiques et les effets de la sécheresse.
Selon le rapport, elles ne constituent pas seulement une manne financière pour l’État. Elles reflètent également la capacité de la douane à conjuguer exigence fiscale et soutien à la relance économique. En 2024, plusieurs mesures ont été mises en œuvre pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Sur le plan fiscal, l’ADII a appliqué des dispositions destinées à atténuer l’impact de la conjoncture difficile sur les ménages. L’adaptation progressive de la TVA s’est poursuivie, conformément à la réforme fiscale initiée par l’État, tandis que plusieurs exonérations et suspensions de droits d’importation ont été instaurées afin de soutenir le pouvoir d’achat.
Parmi les mesures phares, figure la prise en charge par le Budget général de l’État de la TVA sur les bovins et ovins domestiques, ainsi que la suspension des droits de douane appliqués à ces produits, afin de stabiliser les prix de la viande rouge. De même, l’huile d’olive importée a bénéficié d’un quota préférentiel destiné à compenser la baisse de la production nationale.
Ces décisions traduisent une volonté de concilier recettes fiscales et protection du consommateur. Une dynamique portée par la croissance des échanges : la hausse des recettes est étroitement liée à la progression du commerce extérieur. Pour la première fois, le nombre de déclarations douanières a franchi la barre des 2 millions, soit une augmentation de 7,1% par rapport à 2023. Cette intensification des flux illustre l’ouverture continue de l’économie marocaine et la résilience de ses filières exportatrices.
En parallèle, le renforcement des contrôles et une meilleure exploitation des données douanières ont permis de générer 6,2 milliards de dirhams de recettes additionnelles grâce à la lutte contre la fraude et la sous-facturation.
La douane, moteur de compétitivité économique
Longtemps perçue comme un simple collecteur d’impôts, la douane joue un rôle bien plus large. En 2024, l’ADII a intensifié ses efforts pour fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité de l’économie marocaine.
Le délai moyen de dédouanement à l’importation a reculé à 6h16, contre 7h42 l’année précédente, et près de 64% des déclarations ont bénéficié d’une mainlevée en moins de quatre heures. Ces progrès résultent d’une digitalisation soutenue : dématérialisation des certificats d’origine, gestion en ligne des agréments pour les régimes d’entrepôt et déclaration numérique des ouvrages en métaux précieux, souligne le rapport.
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En accompagnant les opérateurs économiques, la douane contribue directement à l’attractivité du Maroc. Le label Opérateur Économique Agréé (OEA) a séduit 681 entreprises à fin 2024, leur offrant des procédures simplifiées et une reconnaissance internationale. De même, le statut d’exportateur agréé, permettant aux entreprises de certifier l’origine de leurs marchandises, a été étendu à 14 nouvelles unités.
L’ADII ne se limite pas aux aspects techniques : elle adapte également ses régimes pour soutenir les filières productives. L’élargissement du drawback-énergie à la fibre d’acier et l’assouplissement du régime d’admission temporaire pour les œuvres d’art illustrent cette approche ciblée.
Avec son plan stratégique 2024-2028, placé sous le slogan « Pour une douane professionnelle et citoyenne », l’ADII inscrit cette dynamique dans la durée, avec des projets structurants, tels que l’introduction progressive d’une taxe carbone pour accompagner la transition énergétique des entreprises marocaines.
Un rempart contre les trafics et menaces
Au-delà de la fiscalité et du soutien économique, la douane constitue également un rempart sécuritaire contre les trafics menaçant l’économie et la société, comme en témoignent les saisies réalisées l’année dernière.
En 2024, les saisies de produits illicites ont atteint des niveaux record : 38 tonnes de résine de cannabis et près de 750 kg de drogues dures ont été interceptées. S’y ajoutent des tabacs de contrebande, des devises non déclarées et d’autres marchandises prohibées. Ces résultats témoignent de l’efficacité des systèmes de ciblage et de l’engagement constant des équipes sur le terrain.
La lutte contre la fraude commerciale et le blanchiment d’argent reste un axe prioritaire. De nombreux cas de sous-facturation, de fausse origine et de fraude documentaire ont été détectés, contribuant à la protection du Trésor public et au maintien d’une concurrence loyale.
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L’ADII a également renforcé son rôle dans la protection sanitaire et environnementale. Les saisies de produits alimentaires impropres à la consommation, de médicaments falsifiés et de marchandises dangereuses témoignent de sa contribution à la sécurité des citoyens. Par ailleurs, la lutte contre le trafic d’espèces protégées et de déchets prohibés confirme son engagement en faveur du développement durable.
Au-delà des chiffres, le succès de 2024 repose sur l’engagement quotidien de plus de 6.300 douaniers et douanières mobilisés sur l’ensemble du territoire. Leur mission, alliant recouvrement, facilitation et protection, fait de la douane un pilier de la souveraineté nationale.
En alliant des recettes record, une contribution active à la compétitivité économique et une vigilance constante face aux trafics, la douane marocaine s’affirme comme une administration moderne, innovante et citoyenne. Elle montre que la frontière n’est pas seulement un espace de contrôle, mais aussi un lieu où se jouent la sécurité, la croissance et l’équilibre social du pays.
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Bien,
il y a lieu de faire une étude pour déterminer comment avons nous atteint ce résultat magique.
Les taux des douanes sont les mêmes.
Ce taux de réussite doit être étudié dans les universités de commerce et de gestion