Accord de libre échange : croissance des exportations agricoles
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Le marché marocain continue de gagner en visibilité auprès des exportateurs agricoles américains. En 2024, les ventes de produits agroalimentaires ont progressé de 34 %, atteignant 275 millions de dollars, portées par la demande croissante en milieu urbain, l’essor de la classe moyenne et les avantages tarifaires offerts par l’accord de libre-échange entre Rabat et Washington.
Cette dynamique résulte d’une demande croissante pour des produits à valeur ajoutée ou considérés comme plus sains. À ce titre, le rapport cite les fruits à coque, les viandes de bœuf et de volaille, les produits laitiers, le riz, les sauces, les semences ainsi que les aliments préparés. Ces produits trouvent un marché particulièrement réceptif dans les grandes villes marocaines, où les habitudes alimentaires évoluent rapidement.
L’USDA souligne que « cette évolution est portée par la transformation socio-économique du pays. La classe moyenne urbaine, qui représente désormais une part importante de la population, est en pleine expansion ». Selon le même rapport, 62,8% des Marocains vivent en milieu urbain et les foyers sont de plus en plus sensibles à des produits prêts à consommer, « à cause de l’augmentation du nombre de femmes actives et de la montée des modes de vie modernes ».
Les villes comme Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger ou Fès sont identifiées comme des marchés moteurs dans les secteurs de la grande distribution et de la restauration. Le rapport de l’USDA précise également que le secteur de la transformation alimentaire représente 5% du PIB, compte environ 2.100 entreprises enregistrées et génère 19% des emplois industriels au niveau national.
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Toutefois, malgré cette dynamique, la part de marché des États-Unis reste modeste, représentant environ 8 % des importations marocaines de produits alimentaires destinés aux consommateurs, loin derrière l’Union européenne qui en capte plus de 50 %. L’USDA explique ce décalage par « la proximité géographique de l’UE, ses relations commerciales historiques avec Rabat, ainsi que par des coûts logistiques plus compétitifs ».
Cela dit, l’accord de libre-échange signé entre le Maroc et les États-Unis en 2006 continue d’offrir des avantages substantiels, notamment par la suppression de la majorité des droits de douane sur les produits agricoles, ce qui renforce la compétitivité américaine dans certains segments de niche. Le rapport rappelle également que le Royaume est perçu comme un hub logistique régional pour accéder à d’autres marchés d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest.
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Enfin, le rapport souligne que les exportateurs américains doivent encore surmonter plusieurs obstacles non tarifaires, tels que la prédominance du français dans les affaires, les exigences sanitaires imposées par l’ONSSA, ou encore la nécessité d’une présence locale forte pour instaurer la confiance avec les importateurs. L’USDA recommande ainsi de fournir des échantillons, brochures et supports visuels en français, et de nouer des partenariats durables avec des acteurs marocains afin de consolider leur implantation sur le marché.
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