Médecins marocains et antibiotiques : le mauvais réflexe
Des médicaments. Image d'illustration © DR
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La résistance antimicrobienne (RAM) est devenue une préoccupation majeure de santé publique à l’échelle mondiale. Elle compromet l’efficacité des traitements contre les infections bactériennes, augmentant ainsi la morbidité, la mortalité et les coûts de santé. Au Maroc, comme dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, la prescription inappropriée d’antibiotiques est un facteur déterminant de l’émergence et de la propagation de la RAM.
Une étude récente, publiée dans PLOS Global Public Health, a examiné les attitudes et pratiques des médecins généralistes marocains en matière de prescription d’antibiotiques pour les infections respiratoires aiguës, offrant des insights précieux pour orienter les politiques de santé publique.
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Une prescription d’antibiotiques souvent inappropriée
L’étude a révélé que de nombreux médecins généralistes marocains prescrivent des antibiotiques de manière inappropriée pour des infections respiratoires aiguës, souvent d’origine virale et ne nécessitant pas de traitement antibiotique.
Cette pratique est motivée par plusieurs facteurs, notamment la pression des patients, le manque de formation continue et l’absence de directives cliniques claires. En conséquence, la surprescription d’antibiotiques contribue à l’augmentation de la RAM, rendant certaines infections plus difficiles à traiter et augmentant le risque de complications.
Des connaissances limitées sur la résistance antimicrobienne
L’étude a également mis en évidence des lacunes dans les connaissances des médecins généralistes marocains concernant la RAM. Beaucoup ne sont pas pleinement conscients des implications de la surprescription d’antibiotiques et de la manière dont cela favorise le développement de bactéries résistantes. Cette méconnaissance entrave les efforts visant à promouvoir une utilisation rationnelle des antibiotiques et souligne la nécessité d’une formation continue axée sur la RAM et les bonnes pratiques de prescription.
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Vers des interventions ciblées pour améliorer les pratiques
Pour lutter contre la RAM au Maroc, il est essentiel de mettre en place des interventions ciblées visant à améliorer les pratiques de prescription des médecins généralistes. Cela inclut la mise à jour des directives cliniques, la formation continue sur la RAM, la sensibilisation des patients à l’utilisation appropriée des antibiotiques et la mise en œuvre de systèmes de surveillance pour suivre les tendances de prescription. En renforçant les connaissances et les compétences des professionnels de santé, le Maroc pourra progresser vers une utilisation plus judicieuse des antibiotiques et freiner la propagation de la résistance antimicrobienne.
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La lutte contre la résistance antimicrobienne au Maroc nécessite une approche multidimensionnelle, impliquant la formation des professionnels de santé, la sensibilisation du public et l’élaboration de politiques de santé fondées sur des données probantes. L’étude publiée dans PLOS Global Public Health offre des insights précieux pour orienter ces efforts et souligne l’urgence d’agir pour préserver l’efficacité des traitements antimicrobiens pour les générations futures.
Tribune - Il serait réducteur de penser que l’arabe marocain reste une préoccupation locale de certains pionniers ou de start-ups marocaines.
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