Dimanche, enfin, le feu a été maîtrisé. Il aura fallu sept jours, des centaines d’hommes et de femmes, pour contenir l’incendie qui a ravagé la forêt de Houara, près de Tanger. Bilan : plus de 80 hectares partis en fumée. Des pins, des eucalyptus, de la vie. Et beaucoup de colère dans l’air.
Le feu ne s’est pas déclaré tout seul. Il aurait été allumé par un homme, interpellé depuis. Un exécutant, sûrement, soupçonne-t-on. Payé pour ça ? Mandaté ? L’enquête nous le dira. Mais mandaté par qui ? Et pour quoi faire ? Peut-être ne le saura-t-on jamais…
Ce n’est pas la première fois que ça brûle dans cette zone. Une forêt part en fumée, après un certain temps le terrain change de statut, et hop : permis de construire, projets immobiliers, bétonnage. Et pourtant, personne ne dit rien. Ou alors, on murmure. C’est plus prudent. Au Parlement, le DG de l’Agence nationale des eaux et forêts avait blanchi les lobbies de l’immobilier de toute implication dans ces incendies, il y a de cela deux ans. Soit…
Mais soyons clairs : le vrai pyromane n’est peut-être pas celui qui a craqué l’allumette. Ce n’est qu’un pion. Il y a les autres, les incendiaires de l’esprit. Certains élus, certains responsables publics, qui jettent de l’huile sur le feu social à longueur de discours. Au lieu d’apaiser, ils attisent. Ils provoquent, ils divisent, ils opposent. Comme s’ils avaient intérêt à ce que ça craque. La stratégie est claire : créer du bruit, détourner l’attention, travailler dans le flou.
Au fond, ces gens-là ne servent pas le pays. Ils se servent de lui. Ils parlent de patriotisme à la télé, mais n’ont aucun scrupule à trahir l’intérêt général quand il s’agit de pouvoir ou d’argent. La citoyenneté, pour eux, c’est juste bon pour les autres. Eux sont au-dessus, pensent-ils.
Et le peuple, pendant ce temps, éteint les feux. Les vrais comme les symboliques. On s’épuise, on s’indigne, on se tait parfois. Parce que tout le monde a compris comment ça marche. Parce qu’à force, ça use.
La forêt de Houara a été sauvée. De justesse. Mais ce n’est pas terminé. Le feu est peut-être éteint, mais le système, lui, continue. Et tant qu’on laissera ces pyromanes agir en toute impunité, d’autres forêts brûleront. D’autres divisions seront allumées. Et nous regarderons, une fois encore, le pays se consumer à petit feu.
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